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Hubert Védrine: "Le G7 est un grand barnum, une étape dans le calendrier"

L'invité de La Matinale - Hubert Vedrine, ancien ministre des Affaires étrangères français [RTS]
L'invité de La Matinale - Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères français / L'invité-e de La Matinale (en vidéo) / 11 min. / le 23 août 2019
Avant le sommet du G7 qui s'ouvre samedi à Biarritz, dans le sud-ouest de la France, Hubert Védrine, ancien ministre français des Affaires étrangères évoque pour la RTS "ce grand barnum international qui souvent n'apporte rien de plus que ce que l'on savait avant".

Les sommets du G7 (France, Etats-Unis, Royaume-Uni, Allemagne, Japon, Italie, Canada) sont de simples rendez-vous fixés dans l'agenda, "c'est une étape, maintenant c'est le G7, et dans quelques semaines aura lieu l'assemblée générale de l'ONU. Les grands dirigeants du monde actuel sont en communication constante, ils se voient tout le temps, leurs collaborateurs se parlent tout le temps", explique Hubert Védrine, ancien ministre des Affaires étrangères dans La Matinale de vendredi. "Il ne faut pas imaginer des personnes qui découvrent de nouveaux sujets, ils ont déjà été traités 36 fois, ce sont des rendez-vous qui souvent n'apportent rien de plus que ce que l'on savait avant".

Mais le G7, "c'est également de nombreuses rencontres bilatérales importantes, plus précises et plus spécialisées". Et "l'approche originale d'Emmanuel Macron est d'avoir associé d'autres dirigeants à l'événement, comme le président russe Vladimir Poutine et le Premier ministre indien Narendra Modi", constate-t-il.

>> Lire: Emmanuel Macron et Vladimir Poutine affichent leur bonne volonté

Fin du communiqué final

Un progrès relevé par l'ancien ministre: la fin du communiqué final. "A quoi ça sert d'obliger tout le monde à signer un texte de compromis qui devient incompréhensible aussi bien en anglais qu'en français et qui est abandonné le lendemain", note Hubert Védrine.

Les engagements pris pour certains projets particuliers sont en revanche une bien meilleure idée, conclut l'ancien ministre.

Propos recueillis pas Xavier Alonso/lan

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