Modifié le 02 octobre 2017

Les syndicats veulent encadrer la numérisation du monde du travail

Avec la numérisation de la société, la moitié des emplois actuels pourrait disparaître d'ici vingt ans, selon une étude de l'Université d'Oxford.
L’USS demande que les travailleurs bénéficient davantage des progrès de la numérisation Le 12h30 / 2 min. / le 02 octobre 2017
L'Union syndicale suisse (USS) et Unia souhaitent que la numérisation du monde du travail serve davantage les salariés. Ils réclament à cet effet de meilleurs contrôles ainsi que des adaptations des conventions collectives de travail.

Si la numérisation présente de nombreux avantages, elle recèle aussi des risques pour les salaires, les emplois et les conditions de travail, relèvent lundi l'Union syndicale suisse, le syndicat Unia et Syndicom.

La question est ainsi de savoir si les progrès technologiques doivent être consacrés exclusivement à l'augmentation du profit. Ou si le développement digital peut rendre le travail et la vie des salariés plus facile.

Uber ou Airbnb pointés

Les syndicats pointent notamment du doigt certaines plateformes en ligne comme Uber, Airbnb et autres services de livraison. Des entreprises "qui veulent faire porter tous les risques aux salariés", sans assurances sociales, sans assurance-accident, sans vacances et sans salaires en cas de maladie.

L'USS, Unia et Syndicom réclament ainsi différentes mesures pour prévenir ce risque de dumping social. Ils souhaitent notamment une offensive en matière de contrôles dirigés contre le travail au noir numérique et des conventions collectives de travail (CCT) qui encadrent ces nouvelles formes de salariat.

>> Ecouter les explications de Vania Alleva, présidente d'Unia:

Vania Alleva, présidente d'Unia.
Forum - Publié le 02 octobre 2017
 

jzim

Publié le 02 octobre 2017 - Modifié le 02 octobre 2017