Publié

Une amende de 180 millions d'euros infligée à Roche et Novartis en Italie

Roche et Novartis auraient introduit une différence "artificielle" entre deux médicaments pour le traitement de maladies de l'oeil. [Markus Stuecklin - Keystone]
Roche et Novartis auraient introduit une différence "artificielle" entre deux médicaments pour le traitement de maladies de l'oeil. [Markus Stuecklin - Keystone]
Roche et Novartis devront payer une amende de plus de 180 millions d'euros, a décidé mercredi l'autorité italienne de la concurrence. Celle-ci les accuse d'entente dans la vente de médicaments.

L'autorité italienne de la concurrence a infligé mercredi une amende de 182,5 millions d'euros, soit 219 millions de francs, à Roche et Novartis. Les deux géants pharmaceutiques bâlois sont accusés d'entente dans la vente de médicaments contre les maladies de la vue.

Novartis devra payer 92 millions d'euros, Roche 90,5, précise l'autorité antitrust, citée par les agences de presse italiennes. Les groupes sont soupçonnés d'avoir fait obstacle à la diffusion de l'Avastin, un anticancéreux de Roche aussi utilisé dans le traitement de maladies de l'oeil, au profit du Lucentis de Novartis.

Une différence "artificielle" entre les deux produits

Roche et Novartis auraient ainsi introduit une différence "artificielle" entre les deux produits. Ils auraient présenté l'Avastin, meilleur marché, comme plus dangereux, influençant ainsi les choix des médecins.

En 2012, cette entente a coûté 45 millions d'euros supplémentaires au système de santé national italien, selon l'autorité de la concurrence.

ats/tmun

Publié

La réaction de Novartis

Novartis a immédiatement rejeté ces accusations et annoncé sa décision de faire appel au tribunal compétent.

L'entreprise bâloise accuse l'autorité de la concurrence d'"encourager ouvertement" l'emploi intra-oculaire de l'Avastin, qui n'est pas encore autorisé. Selon lui, avec la décision de mercredi, "le cadre normatif de référence européen et italien, qui a pour but de protéger la sécurité des patients (...) risque d'être compromis".