Modifié le 23 juin 2016

Les femmes immigrées n'ont pas plus d'enfants que les Suissesses

La naissance.
les immigrées ont une plus faible probabilité d'avoir un deuxième enfant que les Suissesses. [Tydav Photos - Fotolia]
L'idée reçue selon laquelle les familles d'immigrés sont des familles nombreuses ne se vérifie pas, relève jeudi l'OFS. Les immigrées ont même une plus faible probabilité d'avoir un deuxième enfant.

Les immigrées d'Europe du Sud (Italie, Espagne, Portugal, Grèce), avec 1,8 enfant par femme, et d'ex-Yougoslavie (2,3 enfants par femme), ont légèrement plus d'enfants que la moyenne suisse, selon une étude de l'Office fédéral de la statistique, publiée jeudi.

En revanche, les femmes originaires des autres régions d'Europe de l'Est (1,3 enfant par femme) ou des pays voisins (Allemagne, France) ont moins d'enfants que la moyenne helvétique. Les autres sous-groupes tout comme la deuxième génération diffèrent peu de la norme suisse.

Plus faible probabilité d'avoir un deuxième enfant

Si les femmes d'Europe du Sud et de l'Est sont peu nombreuses à rester sans enfants (5% à 9%, contre 20% de Suissesses), elles ont une plus faible probabilité d'avoir un deuxième enfant que les Suissesses. Un schéma qui ne s'observe pas dans les autres pays d'Europe.

Le niveau relativement bas de l'aide publique aux familles et le coût élevé que représente l'éducation d'un enfant en Suisse expliqueraient en partie ces différences, note l'OFS.

fme

 

>> Nombre moyen d'enfants par femme, par génération d'immigrées et par sous-groupe de population:

(Voir ci-dessous pour connaître les détails des sous-groupes)

Nombre moyen d'enfants par femme, par génération d'immigrées et par sous-groupe de population.
Nombre moyen d'enfants par femme, par génération d'immigrées et par sous-groupe de population. [OFS, Neuchâtel 2016]

Publié le 23 juin 2016 - Modifié le 23 juin 2016

Groupe d'immigrées

– Europe du Sud: Italie, Espagne, Portugal, Grèce

– Pays voisins non méridionaux: Autriche, France, Allemagne, Liechtenstein, Luxembourg

– Europe de l'Est: anciens pays communistes, y compris l'ex-Yougoslavie, plus la Turquie

– Europe du Nord: tous les pays d’Europe occidentale non compris dans les groupes précités, y compris le Royaume-Uni et la Scandinavie

– Pays non européens: tous les autres pays, développés (Amérique du Nord et Australasie) ou moins développés (Amérique du Sud, Asie, Afrique).

Le vieillissement de la population reste la principale cause de décès en Suisse

Maladies cardiovasculaires, cancers et démence restent les trois principales causes de décès en Suisse. En 2014, il y a eu 1000 décès de moins qu'en 2013. Et pour la première fois depuis 1995, la démence a fait moins de victimes.

En 2014, 63'938 décès ont été enregistrés en Suisse, a indiqué jeudi l'Office fédéral de la statistique (OFS). La probabilité de décéder a baissé dans toutes les classes d'âge. Parmi les personnes âgées de 80 ans et plus, il y a par exemple eu 700 décès de moins qu'en 2013. Aucune épidémie de grippe notable ni de canicule n'ont sévi.

L'âge moyen au moment de la mort continue d'augmenter, observe aussi l'OFS. La moitié des hommes décédés en 2014 avaient plus de 79 ans, la moitié des femmes plus de 85 ans. En 1969, cette médiane se situait à 70 ans pour les hommes et 75 ans pour les femmes.