Modifié le 30 octobre 2015

La Suisse présente ses priorités pour la Conférence sur le climat à Paris

La Suisse veut notamment encourager les investissements plus respectueux de l'environnement à l'échelon international
La Suisse veut notamment encourager les investissements plus respectueux de l'environnement à l'échelon international [Gian Ehrenzeller - Keystone]
Le directeur de l'Office fédéral de l'environnement (OFEV) a présenté vendredi les priorités de la Suisse pour la Conférence de Paris sur le climat qui aura lieu fin novembre.

Lors de la Conférence de Paris sur le climat (COP 21), dans un mois, le financement des pays pauvres sera au coeur du débat. Pour la Suisse, la distinction entre pays industrialisés et en développement doit disparaître.

Tous les Etats doivent s'engager à respecter des objectifs clairs, en fonction de leur responsabilité et de leurs capacités, a également indiqué Bruno Oberle, directeur de l'OFEV. Cette différenciation qui permet à la Chine, Singapour ou la Corée, de bénéficier du même traitement que l'Ethiopie, n'est plus opportune, selon lui.

Aide financière aux plus pauvres

Mais consciente que tous les pays n'ont pas les mêmes moyens, la Suisse soutient le principe d'une aide financière aux régions les plus pauvres. Celle-ci peut provenir tant de fonds publics que privés.

La Suisse a également mis au rang de ses priorités l'élargissement du cercle de donateurs, la recherche d'un consensus sur la protection des réfugiés climatiques, l'encouragement d'investissements plus respectueux de l'environnement, l'harmonisation des règles en matière de climat ou encore la mise en place de contrôles plus stricts concernant les objectifs de réduction des émissions.

>> Les explications de Ron Hochuli au 12h45:

Etat d’esprit de la Suisse à un mois de la COP21 de Paris: les observations de Ron Hochuli, à Berne
12h45 - Publié le 30 octobre 2015

Une "bulle de carbone" redoutée

La place financière n'est pas à l'abri d'une bulle de carbone, a mis en garde vendredi la Confédération. Si les émissions de gaz à effet de serre étaient réduites plus fortement, les investissements dans les énergies fossiles perdraient de la valeur.

Les coûts d'une telle hausse pour le marché suisse des actions pourraient varier entre 1 et 6,75 milliards de francs. Ce dernier chiffre correspond à un peu plus de 1% du produit intérieur brut.

Au total, le marché suisse des fonds en actions finance des émissions de 52,2 millions de tonnes d'équivalents CO2 à l'étranger.

>> Lire: La "bulle carbone" pourrait coûter cher à la place financière suisse

ats/apyt

Publié le 30 octobre 2015 - Modifié le 30 octobre 2015

L'appel des communes alpines

A l'occasion de la Conférence des communes sur le climat, qui se déroule vendredi et samedi à Benediktbeuern en Allemagne, les communes alpines ont rédigé un appel destiné à la communauté internationale.

L'appel, qui sera remis début décembre aux Nations unies lors de la 21e Conférence des parties de la convention cadre de l'ONU sur les changements climatiques, demande par exemple une meilleure promotion du rail et des transports publics.

Les actions en faveur du climat, notamment l'efficience énergétique et la consommation responsable, doivent être soutenues, reconnues et encouragées par les Etats, selon les communes alpines.