Modifié le 23 février 2017

Découverte de nouvelles planètes pouvant abriter une vie extraterrestre

Astronomie: découverte d'une naine froide et de ses 7 planètes
Astronomie: découverte d'une naine froide et de ses 7 planètes 19h30 / 2 min. / le 22 février 2017
Des scientifiques de l'Université de Genève et de celle de Liège, en Belgique, ont découvert un système de sept planètes, dont trois sont similaires à la Terre en taille ainsi qu'en température. Et donc susceptibles d'y abriter la vie.

D'ordinaire, les scientifiques ne s'intéressent guère aux petites étoiles. Trop peu brillantes. Trop difficiles à étudier. "Toutefois, nous nous sommes demandés s'il était possible que ces petites étoiles, qui possèdent la taille de Jupiter, soient aussi entourées de planètes et ce que nous avons découvert est au-delà de toutes nos attentes", s'enthousiasme Didier Queloz, de l'Université de Genève (UNIGE) et de l'Université de Cambridge, au Royaume-Uni.

Avec d'autres astrophysiciens de l'Observatoire de l'UNIGE ainsi que de l'Université de Liège, en Belgique, tous liés par le projet SPECULOOS, ce chercheur a débusqué une étoile qui ne se situe qu'à 40 années-lumière de la Terre. Tirant son nom du télescope qui l'a découverte, elle est nommée Trappist-1.

On fait une enquête cosmique à l'échelle de l'univers

Didier Queloz, professeur à l'Université de Genève, interrogé par le 19h30 de la RTS.

>> L'interview intégrale du professeur Queloz:

Interview du professeur Queloz
L'actu en vidéo - Publié le 22 février 2017
 

En mesurant son transit, à savoir son passage devant d'autres objets célestes, les astrophysiciens se sont rendus compte que l'étoile était en fait entourée d'un système de sept planètes dont six sont comparables en taille à la Terre et trois en température.

>> Vidéo 360 degrés de l'étoile Trappist-1 et de son système de planètes:

Ces trois planètes "sont situées dans la zone habitable", précise le chercheur post-doctorant Amaury Triaud, de l'Université de Cambridge, qui a participé à la recherche. Cela veut dire qu'elles "sont potentiellement susceptibles d'y abriter la vie". Grâce aux transits de ces planètes, les chercheurs ont aussi pu recueillir de précieuses informations: leur taille, leur masse, leur orbite...

>> Les explications d'Amaury Triaud:

Interview du professeur Triaud
L'actu en vidéo - Publié le 22 février 2017
 

Pourquoi cette découverte, publiée dans la revue Nature, pourrait-elle changer la donne? De nombreuses planètes similaires à la Terre ont déjà été recensées. Mais jamais elles ne se trouvaient à une distance aussi idéale. On devrait donc être en mesure d'étudier leur atmosphère. Et c'est à travers son observation spectrographique, soit l'analyse de la couleur des gaz atmosphériques, que l'on peut estimer si une planète contient la vie.

Le timing de cette découverte est parfait. Car le nouveau télescope spatiale James Webb, successeur de l'illustre Hubble, va être lancé en 2018. "Un instrument extraordinaire", selon le professeur Queloz, qui permettra justement de savoir précisément de quoi est composé l'atmosphère de ces planètes. Sp

>> L'éclairage de CQFD:

Représentation d'artiste du système planétaire TRAPPIST-1.
CQFD - Publié le 23 février 2017
 

sj/ta

Publié le 22 février 2017 - Modifié le 23 février 2017