Modifié le 11 novembre 2016

L'octogénaire genevois privé de l'aide d'Exit met fin seul à ses jours

Un octogénaire privé de l’aide d’Exit met fin à ses jours lui-même
Un octogénaire privé de l’aide d’Exit met fin à ses jours lui-même 19h30 / 1 min. / le 11 novembre 2016
L'octogénaire genevois empêché par ses deux frères de recourir à l'aide d'Exit pour se suicider a finalement mis fin lui-même à ses jours, a indiqué l'association vendredi.

Les deux frères de cet homme de 82 ans avaient saisi la justice genevoise pour empêcher Exit de l'assister lors de ce geste fatal. Le Tribunal civil de Genève n'avait pas tranché sur le fond, mais les juges avaient interdit à l'association de lui prescrire la potion létale.

Claude et Bernard, âgés de 70 et 81 ans, avaient alors porté plainte contre Exit estimant que leur aîné n'était pas en fin de vie.

Nouvelle plainte contre Exit

Ce vendredi, ils ont porté plainte contre l'association pour omission de prêter secours, a fait savoir leur avocat, qui estime qu'Exit aurait pu proposer à l'octogénaire une aide psychologique ou une hospitalisation.

Ce veuf avait fait état de souffrances psychiques et physiques intolérables pour expliquer son recours à Exit. Dans un communiqué, Exit estime que "la lenteur de la justice, qui a tenté la dissuasion par une procédure ralentie à dessein, l'a poussé à mettre fin à ses jours dans la solitude".

>> Lire: "En m'interdisant Exit, mes frères ne me sauvent pas la vie, ils me torturent"

hend avec ats

Publié le 11 novembre 2016 - Modifié le 11 novembre 2016

"Mes frères me torturent"

En réaction à la décision de ses frères, l'octogénaire avait contacté par courrier l'émission Infrarouge le 26 octobre dernier pour faire part de son incompréhension face à la décision de ses deux frères: "Il faut dire d'emblée que mes frères ne me sauvent pas la vie mais m'empêchent d'avoir un accompagnement en fin de vie harmonieux et paisible, entouré de personnes qui m'aiment. Littéralement ils me torturent. J'ai de la peine à comprendre ce qui a pu déclencher leur action", avait-il écrit.