Modifié le 12 octobre 2018 à 09:15

Un comité libéral ne veut pas d'une surveillance renforcée des assurés

Une détective professionnelle prend une photo à Zurich en juin 2018. (Image d'illustration)
L’opposition à la loi sur la surveillance des assurés ne cesse de grandir La Matinale / 1 min. / le 09 octobre 2018
Les compagnies d'assurance bénéficient d'une trop grande liberté dans la surveillance des assurés avec la révision de la loi soumise au vote le 25 novembre, estime un comité libéral dirigé par les Jeunes Vert'libéraux.

Le projet a été élaboré au Parlement sous la devise "la fin justifie les moyens", estime jeudi le comité, qui recommande de rejeter la loi sur la partie générale du droit des assurances sociales (LPGA).

"La fin ne justifie en rien les moyens employés", déclare le président du comité Benjamin Gautschi. Les droits à la liberté individuelle sont essentiels dans une démocratie et les restrictions doivent être réduites au strict minimum et être proportionnées, souligne-t-il.

Protéger la vie privée

"Il est incontestable que les abus dans le domaine des assurances sociales doivent être combattus et que, contrairement à la situation actuelle, une législation claire et nette est nécessaire", poursuit Ana Fontes Martins, représentante des Jeunes Vert'libéraux suisses.

En même temps, il est absolument nécessaire de protéger résolument la vie privée des assurés, ce d'autant plus à l'heure où les pratiques de surveillance peu libérales sont de plus en plus populaires.

D'un point de vue libéral, les préoccupations prévalent clairement: il n'y a rien d'autre à faire que de rejeter le projet et d'en élaborer un nouveau, conclut le comité.

>> Les arguments du Conseil fédéral en faveur du projet: Alain Berset garantit que la sphère privée des assurés ne sera pas violée

ats/ebz

Publié le 11 octobre 2018 à 12:41 - Modifié le 12 octobre 2018 à 09:15