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Le chef de la diplomatie turque ne se rendra pas en Suisse dimanche

Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu, le 7 mars 2017 à Hambourg, en Allemagne. [Daniel Reinhardt - Keystone]
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Çavuşoğlu, le 7 mars 2017 à Hambourg, en Allemagne. [Daniel Reinhardt - Keystone]
Le ministre turc des Affaires étrangères Mevlüt Cavusoglu ne se rendra finalement pas en Suisse ce dimanche. Les organisateurs ont annoncé avoir reporté la rencontre.

Le mystère planait sur la présence ce dimanche en Suisse de Mevlüt Cavusoglu. Le Tages-Anzeiger, qui cite les organisateurs du rassemblement, confirme que le ministre turc des Affaires étrangères ne viendra pas.

Les organisateurs, la section suisse de l'Union des démocrates turcs européens (UETD), ont annoncé sur Facebook que le voyage était reporté à une autre date.

Comme d'autres ministres de son gouvernement, Mevlüt Cavusoglu participe à une tournée de campagne européenne auprès de la diaspora turque pour le référendum constitutionnel du 16 avril en Turquie.

Dans un communiqué, le directeur zurichois de la sécurité Mario Fehr a exprimé son "grand soulagement" après l'annulation de cette visite annoncée à court terme. "Une mise en danger aiguë de la sécurité publique" a ainsi pu être écartée.

Meeting annulé

Dans un premier temps, le ministre turc aurait dû s'exprimer dimanche à l'hôtel Hilton à Opfikon (ZH), or la direction de l'hôtel a annulé la manifestation jeudi.

Les autorités cantonales zurichoises avaient fait savoir qu'elles ne souhaitaient pas la venue de Mevlüt Cavusoglu par crainte de débordements. Le canton avait même interpellé le Conseil fédéral à ce sujet.

Dans sa réponse, Berne a toutefois estimé qu'il n'y a pas lieu d'interdire la visite du ministre turc. Sur les ondes de la RTS, Didier Burkhalter a expliqué samedi la position suisse, défendant la liberté d'expression.

>> Lire aussi: Didier Burkhalter défend la liberté d'expression pour le ministre turc

Mevlüt Cavusoglu a été empêché samedi par les autorités néerlandaises d'atterrir à Rotterdam, où il devait participer à une réunion de campagne. Il est arrivé dans la soirée à Metz, en France, où il doit participer dimanche à une réunion publique. La préfecture de Moselle a estimé que cette réunion ne présente pas de risque pour la sécurité.

>> Lire aussi: Un ministre turc interdit d'atterrir aux Pays-Bas, Erdogan parle de "nazisme"

mre avec ats

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