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Le diagnostic préimplantatoire jugé "dangereux" par les opposants

Le DPI a été élargi à tous les couples ayant recours à la fécondation in vitro. [Gaetan Bally]
La lutte contre le diagnostic préimplantatoire rassemble des politiciens de tous bords / 19h30 / 1 min. / le 15 avril 2016
Le diagnostic préimplantatoire ouvre la porte à l'eugénisme et est stigmatisant pour les personnes handicapées, tonne un comité interpartis, qui lance sa campagne en vue de la votation du 5 juin.

Le dépistage chromosomique généralisé est notamment dans son viseur des opposants.

Le diagnostic préimplantatoire (DPI), même s'il ne concerne que quelques centaines de cas par année en Suisse, soulève des émotions au-delà des frontières partisanes. Cette technique permet de différencier un embryon sain d'un autre atteint d'une anomalie avant son implantation dans l'utérus.

Etendu à toute fécondation in vitro

A l'origine, le Conseil fédéral souhaitait réserver le DPI aux couples porteurs d'une maladie héréditaire grave. Mais après de longs débats, le Parlement a introduit un élargissement à tous les couples ayant recours à la fécondation in vitro. Ceux-ci auraient désormais la possibilité de faire examiner des caractéristiques génétiques des embryons, notamment les anomalies chromosomiques de type trisomie 21, parfois causes de stérilité.

Une modification qui ne passe pas. Avec son référendum, le comité, qui compte quelque 50 représentants de tous les partis, entend bien "empêcher une application générale et aveugle" de la loi sur la procréation médicalement assistée, a-t-il assuré vendredi à Berne. Elle vise à appliquer la modification constitutionnelle adoptée en votation par 61,9% des voix en juin dernier.

ats/kkub

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