Modifié le 20 février 2015 à 19:01

Swisscom, Sunrise et Orange concernés par le piratage de cartes SIM par la NSA

Une carte SIM Swisscom, fabriquée par Gemplus, devenue Gemalto après une fusion.
Un fabricant européen de cartes SIM a été infiltré par la NSA Forum / 5 min. / le 20 février 2015
Un des principaux fournisseurs de cartes SIM au monde a vu son code permettant de décrypter des conversations tomber en main de la NSA. Les opérateurs téléphoniques suisses font partie de ses clients.

Dernière révélation "Snowden" en date, le vol par la NSA et les services britanniques du GCHQ de clés de chiffrement des cartes SIM de Gemalto concerne aussi la Suisse.

Selon les informations publiées vendredi par The Intercept, la NSA et le GCHQ auraient piraté les réseaux de l'entreprise néerlandaise. Les clés de chiffrement volées permettent de décrypter des conversations interceptées sans mandat et sans même avertir les opérateurs téléphoniques.

Opérateurs suisses concernés

Sunrise, Swisscom et Orange ont confirmé à la RTS que Gemalto faisait partie de leurs fournisseurs.

Les trois opérateurs ont assuré vérifier si les cartes SIM qui leur avaient été livrées pouvaient être concernées et que leurs spécialistes analysaient la situation.

De son côté, Gemalto a assuré dans un communiqué "prendre cet article très au sérieux et (...) investiguer pour comprendre l'étendue de ces techniques sophistiquées".

Les documents révélés par The Intercept:

Marc Renfer

Publié le 20 février 2015 à 16:14 - Modifié le 20 février 2015 à 19:01

Risque d'être écouté, surveillé ou de voir son identité usurpée

Interrogé dans Forum, Alexis Roussel président du parti pirate suisse, met en garde: "il est important que les gens demandent s'ils peuvent être impactés par ce genre d'agissements".

Il craint des effets concrets. "La première possibilité de la NSA c'est qu'ils peuvent surveiller, écouter ou même prendre l'identité de gens sans avoir la complicité de l'opérateur téléphonique." Précisant que dans l'affaire Gemalto ces agissements sont pour l'heure suspectés.