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Une santé de proximité toujours plus soutenue par la population suisse

Un panneau indique l'entrée de l'hôpital de Sion. [JEAN-CHRISTOPHE BOTT - KEYSTONE]
Les hôpitaux doivent garder un ancrage régional, selon un sondage / Le Journal horaire / 28 sec. / le 5 octobre 2021
Une majorité toujours plus importante de la population souhaite que chaque région dispose d'un hôpital, atteste un sondage de la faîtière des hôpitaux suisses H+ publié mardi. Après la pandémie, les Romands se montrent bien plus critiques envers les coupes budgétaires dans les hôpitaux.

En cas d'urgence, les personnes interrogées sont attachées à une offre de proximité. L'hôpital régional est aussi plébiscité pour les traitements ambulatoires récurrents durant la semaine et pour les accouchements. La pandémie a pointé du doigt l'importance de ces établissement, qui ont aussi joué un rôle central dans les campagnes de tests ou de vaccination.

En revanche, beaucoup de personnes interrogées estiment que l'offre en prestations ne doit pas forcément être toujours complète. Des temps de parcours plus longs sont par exemple admis pour les séjours de plusieurs semaines à l’hôpital, en réadaptation ou en psychiatrie.

C'est aussi le cas pour des interventions chirurgicales uniques, en particulier lorsqu'elles sont spécialisées, indique le Baromètre 2021 de H+.

Effectifs et lits jugés insuffisants

Au chapitre des points forts, les personnes sondées citent le fonctionnement des infrastructures, le professionnalisme, la disponibilité du personnel, ainsi que la qualité. Côté points faibles, ils mentionnent le manque de matériel de protection, la pénurie de personnel et l'insuffisance de lits.

En 2021, les répondants approuvent dans l'ensemble la répartition des moyens financiers. Mais ils consacreraient désormais plus d'argent aux prestations ambulatoires des hôpitaux ainsi qu'aux hôpitaux centraux et régionaux. Jusque-là, les largesses supplémentaires devaient prioritairement être destinées à la pédiatrie et à la gériatrie.

Évaluation positive après la pandémie

Les hôpitaux et cliniques sont bien notés pour la gestion de la crise du Covid-19. Selon 63% des personnes interrogées, les établissements ont plutôt bien géré la crise. Pour plus de deux tiers des sondés, ces événements ont influencé positivement leur perception de la branche.

Juste derrière les hôpitaux et cliniques, une vaste majorité estime que l'industrie pharmaceutique et la communauté scientifique ont contribué de manière importante à la maîtrise de la pandémie.

Suivent les pharmacies, les médecins de famille, le Conseil fédéral, l'Office fédéral de la santé publique (OFSP) et les gouvernements cantonaux. L'action du Parlement, des associations économiques, des assureurs et de l'armée est jugée moindre. Les médias arrivent quant à eux en dernière place.

Mesures d'économies impopulaires en Romandie

Les personnes interrogées sont divisées sur les enseignements à tirer du Covid-19 pour la branche. Au total, 46% estiment que la situation actuelle est le résultat de mauvaises mesures d'économies, et qu'il faut cesser de couper dans les moyens alloués à la santé. À l'inverse, ils et elles sont 48% à estimer que la pandémie ne doit en aucun cas remettre en question les mesures d'économies imposées aux hôpitaux.

Cependant, les Romands se montrent bien plus critiques envers ces mesures d'austérité sanitaire, en estimant à 62% qu'il faut cesser les mesures d'économies, contre seulement 19% pour la deuxième option. Outre-Sarine, 56% des sondés estiment que les mesures d'économie se justifient toujours.

Les résultats du Baromètre des hôpitaux et cliniques de H+ 2021 reposent sur une enquête menée auprès de 1200 personnes. Ce sondage a été effectué par gfs.bern sur mandat de H+ entre le 6 et le 31 mai 2021.

ats/jop

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