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Sans examens pratiques de fin d’apprentissage, la peur de CFC au rabais

La faîtière des métiers du social est la première à renoncer aux examens pratiques de fin d'apprentissage. [Keystone - Uwe Zucchi]
Le spectre d'apprentissages au rabais en raison de la pandémie / La Matinale / 1 min. / le 22 février 2021
Savoirsocial, la faîtière nationale des métiers du social, a annoncé dimanche dans le Sonntagsblick qu’elle renoncera aux examens pratiques de fin d'apprentissage en 2021 en raison de la crise sanitaire. Cette décision fait planer le spectre de CFC d’une moindre valeur.

Certains apprentis, dans le milieu de la petite enfance par exemple, n'auront pas à passer d'épreuves pratiques en bonne et due forme pour obtenir leur diplôme. C'est leur maître d'apprentissage qui leur attribuera leur note finale, comme c'était déjà le cas l'an passé.

D'autres métiers pourraient suivre, et certains - syndicats en tête - s'inquiètent: ces jeunes risqueraient d'être boudés sur le marché du travail.

Interrogé lundi dans La Matinale, Christophe Nydegger, chef du service de la formation professionnelle du canton de Fribourg, tient toutefois à rassurer: "Ce ne sera pas des CFC au rabais, puisque le formateur en entreprise, donc le maître d’apprentissage, a à sa disposition un formulaire avec tous les points qu’il s’agira ensuite de noter. Il a suivi la personne en formation pendant plus de trois ans, donc on peut estimer que la note qui sera donnée correspond véritablement à ce que la personne sait de sa pratique."

GastroSuisse attend les mesures fédérales

Christophe Nydegger explique que les associations professionnelles ont encore quelques jours pour se déterminer sur le maintien ou non des examens pratiques pour leurs apprentis, et le cas échéant, pour présenter des alternatives.


Seuls quelques métiers, dans la santé ou la restauration, hésitent
encore. GastroSuisse attend les annonces fédérales de mercredi.
Sans réouverture prochaine des établissements publics, elle
renoncera aux épreuves pratiques finales.

"Si les restaurants
doivent rester fermer jusqu’au mois de mai, les apprentis de 3ème
année ne pourront pas assez pratiquer", s’alarme Casimir Platzer,
président de la faîtière. "Il y a beaucoup de cantons, des villes
qui essaient de donner quand même aux apprentis la possibilité de
pratiquer, mais ça va être difficile si les restaurants restent
encore fermés."

Julie Rausis/asch

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