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L'enseignement médical et infirmier doit renforcer l'égalité des genres

Des étudiants de l'université de Neuchâtel quand ils pouvaient encore étudier en présentiel. [Laurent Gillieron - Keystone]
Des étudiants de l'université de Neuchâtel quand ils pouvaient encore étudier en présentiel. / La Matinale / 1 min. / le 2 février 2021
Sept facultés de médecine et une école de soins infirmiers en Suisse veulent renforcer l'égalité des sexes dans l'enseignement médical et infirmier. Elles ont obtenu un financement de 200'000 francs sur quatre ans.

Cette somme, délivrée par swissuniversities, l'organisation faîtière des hautes écoles suisses, va permettre de créer une plateforme de partage pour échanger notamment en matière de stratégies pédagogiques. A l'origine de ce projet, il y a la Faculté de biologie et de médecine de l'Université de Lausanne et Unisanté.

Pour Carole Clair, professeure associée, il faut amener une culture du changement en matière d'égalité des genres, dans les classes de cours. Elle prend pour exemple les vignettes cliniques destinées à illustrer certaines problématiques.

Des vignettes "genrées"

Ainsi, si l'on parle d'un problème cardiaque, l'on montrera un homme de 50 à 60 ans, avec un peu d'embonpoint, et fumeur. Et si cette situation est toujours illustrée par ce même profil, les étudiants auront ensuite tendance à moins penser à un problème cardiaque chez une femme.

De même, si la dépression est imagée par une femme d'une quarantaine d'années, divorcée et souffrant de troubles du sommeil, ils auront plus de difficultés à déceler cette pathologie chez un homme.

Si le projet de plateforme d'échange pédagogique regroupe à ce jour la majorité des universités suisses, l'inclusion de nouveaux partenaires, écoles de médecine et autres professions de la santé, est prévue au cours des ces 4 prochaines années.

Foued Boukari/ddup

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