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Un pasteur a été condamné pour une relation sadomasochiste avec un jeune

Le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers à Boudry (NE) [Laurent Gillieron - KEYSTONE]
Un pasteur a été condamné pour une relation sadomasochiste avec un jeune / La Matinale / 1 min. / le 24 octobre 2019
Un pasteur vaudois a été condamné à 90 jours-amendes à 120 francs avec deux ans de sursis mercredi par le Tribunal régional du Littoral et du Val-de-Travers, à Boudry (NE). En 2016, il avait entretenu une relation sadomasochiste avec un jeune de 15 ans au moment des faits.

Le pasteur de 50 ans a été reconnu coupable d'actes d'ordre sexuel par négligence avec des enfants, la majorité sexuelle étant fixée à 16 ans. Comme les relations sadomasochistes ne sont pas "anodines", et que le pasteur a admis rechercher particulièrement des jeunes hommes, le juge a avancé que le prévenu n'avait pas pris les précautions suffisantes pour vérifier l'âge de la victime.

En revanche, le président a pris en compte le fait que l'adolescent neuchâtelois avait menti sur son âge et que l'accusé, au casier judiciaire vierge, avait avoué regretter ses actes et collaboré à la longue enquête. C'est pourquoi il a prononcé une peine clémente, a-t-il précisé.

Deux autres chefs d'accusation écartés

Les deux autres chefs d'accusation ont été écartés par le juge. Il était question d'actes d'ordre sexuel sur une personne incapable de discernement ou de résistance, et de pornographie. Sur ces deux objets, le président a suivi ce qu'avait requis le procureur.

La partie plaignante, qui demandait des peines pour les trois chefs d'accusation, a toutefois annoncé qu'elle ne fera pas appel. "Il faut tourner la page", s'est exprimé Oscar Zumsteg, l'avocat de la victime, à l'issue du procès. Mon client est en traitement psychologique, c'est un jeune qui a besoin de se reconstruire maintenant."

Une procédure débutée en 2016

La procédure avait débuté en 2016, après une plainte pénale de la mère de l'adolescent, qui avait appris ce qui s'était passé.

A la suite de cette plainte, le pasteur avait perdu son emploi à l'EERV (Eglise évangélique réformée vaudoise) ainsi qu'auprès de la Confédération, où il officiait également comme aumônier militaire professionnel.

ats/aes

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