Publié le 02 septembre 2019 à 20:52

Campagne lancée pour aider les cyclistes dans les giratoires

Dans les giratoires, un accident sur 6 implique un cycliste. Pro Vélo Genève mène une campagne de sensibilisation avec la police
Dans les giratoires, un accident sur 6 implique un cycliste. Pro Vélo Genève mène une campagne de sensibilisation avec la police 19h30 / 2 min. / le 02 septembre 2019
En Suisse, un accident sur 3 dans les giratoires impliquait un cycliste en 2015. Dans la grande majorité des cas, ce n'est pas le cycliste qui est fautif. Une campagne a été mise sur pied pour aider les amateurs de la petite reine à éviter le danger.

Campagne de sensibilisation Campagne de sensibilisation [PRO VELO] La silhouette discrète du cycliste échappe souvent à l'attention des automobilistes. 80% des collisions entre vélos et voitures se produisent de jour et par bonne visibilité, et les accidents qui ont lieu sur des giratoires impliquent un cycliste une fois sur trois (source: Office fédéral des routes, 2015). Ces statistiques ont amené la police genevoise à collaborer avec PRO VELO et l'ATE, l'Association transports et environnement, pour une campagne sur les bons comportements à adopter sur les giratoires.

En tant que cycliste, le meilleur moyen pour éviter le danger est de rouler au milieu de la voie. La recommandation est aussi valable pour tous les deux roues. En se rendant ainsi visible, le cycliste réduit les risques de se faire dépasser ou couper la route. Il est aussi recommandé d'indiquer suffisamment tôt, avec un geste de la main vers la droite, son intention de sortir du giratoire.

Règles de circulation dans les giratoires

Selon l'OCR, l'Ordonnance sur les règles de la circulation routière, les cyclistes ont le droit de déroger à leur obligation de tenir leur droite dans les giratoires. Le conducteur, en plus d'accorder la priorité aux véhicules venant de la gauche, doit indiquer son intention de quitter le giratoire. Le clignotant n'est pas obligatoire à l'entrée ou à l'intérieur du rond-point, sauf s'il y a un changement de voie.

C'est pour les giratoires à deux voies que la loi est moins claire. De notoriété publique, il est dit que les conducteurs voulant utiliser la première sortie utilisent la voie extérieure, les autres la voie intérieure. Mais aucun article de loi n'indique cela. En fait, le conducteur qui utilise la voie intérieure doit, quoi qu'il en soit, laisser la priorité au véhicule circulant sur la voie extérieure s'il souhaite sortir du rond-point. Pour garder la priorité dans un giratoire, le plus simple est donc de rester sur la voie extérieure, sauf si un marquage au sol indique clairement les directions.

>> Regarder: Pierre Dessemontet: "Le vélo est devenu un mode de transport et on se rend compte qu'on a un problème de sécurité publique".

Pierre Dessemontet: "Le vélo est devenu un mode de transport et on se rend compte qu'on a un problème de sécurité publique."
19h30 - Publié le 02 septembre 2019

Elisa Casciaro

Publié le 02 septembre 2019 à 20:52

Le pire des giratoires

Selon une analyse de données menée par la Tribune de Genève en 2018, le rond-point le plus accidentogène est celui de la Maladière, à Lausanne. Il est aussi le plus grand de Suisse, mesurant 148 mètres de diamètre, avec cinq entrées et sorties, dont une bretelle d'autoroute de l'A1 entre Lausanne et Genève.

Aucune statistique n'existe sur le nombre de giratoires en Suisse, mais en analysant les données d'Open Street Map, nos confrères de la Tribune de Genève sont arrivés à cette estimation: il y a plus de 3000 giratoires en Suisse, dont 42% en Romandie. Une augmentation fulgurante depuis les années 1980, où l'on comptait une vingtaine de ronds-points en Suisse.