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La Grande barrière de corail serait plus menacée qu'on ne le pensait

Selon l'étude, il est peut-être trop tard pour empêcher une diminution de la surface couverte par les coraux. [Sarah Lai - AFP]
Selon l'étude, il est peut-être trop tard pour empêcher une diminution de la surface couverte par les coraux. [Sarah Lai - AFP]
L'acidification des océans causée par le réchauffement climatique menace plus qu'on ne le pensait la Grande barrière de corail australienne, ont indiqué des chercheurs mardi.

La diminution de la quantité d'aragonite, un minéral utilisé par les coraux pour former leur squelette, va probablement s'accélérer avec l'absorption par les océans du gaz carbonique (CO2) issu de la combustion d'énergies fossiles par l'homme, selon une étude parue dans la revue Nature Communications.

Une équipe de scientifiques d'Australie et d'Arabie saoudite a créé un nouveau modèle pour mesurer le taux d'aragonite sur plus de 3000 récifs de la Grande barrière.

Les coraux sont peut-être déjà condamnés à l'extinction

Selon ces chercheurs, la diminution de l'aragonite "va probablement être plus importante sur la Grande barrière que prévu actuellement" par le Giec, le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat.

Ainsi, même si les émissions de CO2 sont réduites de manière importante, il est peut-être trop tard pour empêcher une diminution de la surface couverte par les coraux et des pertes au niveau de "la biodiversité de cet écosystème".

afp/ptur

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Un tiers des récifs déjà perdu

Selon le WWF, près d'un tiers des récifs coralliens du monde sont déjà perdus et ceux qui restent pourraient disparaître d'ici le milieu du siècle. Ces écosystèmes uniques abritent environ un quart des espèces marines, y compris des poissons essentiels pour l'homme.