Modifié le 03 octobre 2018

L'UDC vaudoise s'inquiète du nombre d'étudiants étrangers à l'EPFL

Des étudiants de l'EPFL devant le Rolex Learning Center, sur le site de l'EPFL.
Dans une interpellation, l’UDC vaudoise s’inquiète du nombre d’étudiants étrangers à l’EPFL La Matinale / 1 min. / le 03 octobre 2018
La rentrée de l'EPFL, et surtout son rayonnement international, inquiète l'UDC vaudoise. Le parti a adressé mardi une interpellation au Conseil d'Etat, car elle estime que la haute école accueille trop d'étudiants étrangers.

Si les chiffres précis de 2018 ne sont pas encore connus, plus de 10'000 étudiants suivent aujourd'hui une des filières de l'école polytechnique. Plus de 40% d'entre eux viennent de l'étranger.

Pour le député UDC Thierry Dubois, auteur de l'interpellation, c'est trop. Il faut introduire des quotas, a-t-il expliqué au micro de La Matinale mercredi.

"Clarifier la position du Conseil d'Etat"

"L'EPFL est une magnifique institution, c'est tout à fait normal qu'il y ait des échanges internationaux, c'est d'ailleurs ce qui fait sa valeur", affirme-t-il. "Mais je suis préoccupé par le pourcentage très élevé d'étudiants étrangers, alors que par ailleurs on constate une surpopulation: les étudiants de première année s'entassent dans les auditoires, n'ont plus accès à la bibliothèque. C'est une interpellation pour clarifier la situation, et pour connaître la position du Conseil d'Etat en ce qui concerne les quotas, comme ils sont pratiqués par ailleurs dans d'autres pays."

Pierre Vandergheynst, vice-président pour l'éducation à l'EPFL, estime au contraire que limiter le nombre d'élèves n'est pas la solution idéale. "On est toujours très attentifs au nombre d'étudiants qui nous rejoignent, pour que le service académique puisse gérer les auditoires", explique-t-il.

Pouvoir doubler ou tripler les classes

"La pression est maintenant sur des cours de master de 'machine learning', ou intelligence artificielle", précise-t-il. "Là, la solution ne serait pas de limiter les inscriptions, mais au contraire de pouvoir engager davantage de professeurs pour pouvoir doubler ou tripler des classes où il y a soudain 500 étudiants qui veulent s'inscrire. Ce n'est pas à l'ordre du jour de le faire au moyen de quotas, ce serait dommage."

>> Ecouter la réaction de Pierre Vandergheynst:

Pierre Vandergheynst, vice-président pour l'éducation de l'EPFL.
DR - EPFL
La Matinale - Publié le 03 octobre 2018

Propos recueillis par Sarah Clément et Martine Clerc/kkub

Publié le 03 octobre 2018 - Modifié le 03 octobre 2018