Modifié le 18 janvier 2018

Solution proposée pour les médias valaisans en cas de oui à No Billag

La télévision régionale Canal 9 est concernée par la solution proposée par les trois députés en cas de oui à No Billag.
Solution proposée pour les médias valaisans en cas de oui à No Billag Forum / 9 min. / le 18 janvier 2018
Trois députés valaisans ont présenté jeudi une solution pour les médias régionaux si l'initiative No Billag l'emporte dans les urnes le 4 mars: la création d'une contribution cantonale volontaire.

Les députés au Grand Conseil valaisan Jérôme Desmeules (UDC), Marcel Gaspoz (PDC) et Xavier Mottet (PLR) ont déposé une intervention en ce sens qui sera traitée lors d'une prochaine séance du Grand Conseil valaisan si l'initiative No Billag - qui vise à la suppression de la redevance radio-TV et tout financement de médias par la Confédération - passe la rampe en votation début mars.

La contribution cantonale volontaire serait automatiquement perçue auprès de tous les ménages valaisans - à l'exception des bénéficiaires de prestations complémentaire et des pensionnaires d'EMS - via l'administration fiscale ou les services industriels communaux, par exemple. Les citoyens qui ne voudraient pas la payer devraient faire les démarches pour en être exemptés.

Onze millions de francs

Convaincus de l'attachement des Valaisans à leurs médias audiovisuels (Canal 9, Rhône FM, Radio Chablais et la radio haut-valaisanne RRO), les trois députés tablent sur une contribution de 7 francs par mois et sur une participation volontaire de 80%.

Ils pensent récolter ainsi 11 millions de francs environ, l'équivalent du montant de la redevance répartie actuellement entre les médias cantonaux (9 millions) et le coût des bureaux valaisans de la SSR.

ats/pym

Publié le 18 janvier 2018 - Modifié le 18 janvier 2018

Comité contre l'initiative

En Valais, un comité de soutien contre l'initiative No Billag a été mis sur pied au début de l'année. Parmi ses membres on trouve les conseillers d'Etat valaisans, des parlementaires fédéraux, des présidents de villes ou encore des artistes.

Les syndicats chrétiens du Valais sont également opposés à l'initiative. "Il ne s'agit pas seulement de savoir si nous continuerons à payer une redevance pour la radio et la télévision. L'enjeu est plus important. Il en va de la survie de nombreuses radios et télévisions régionales", ont-ils indiqué cette semaine dans un communiqué.