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L'"espionnite aiguë" de Jean-Marie Cleusix dénoncée à Leytron

Patrice Martinet, lors d'une conference de presse sur "l'affaire Cleusix" en 2014. [Keystone - Aline Staub]
Patrice Martinet, lors d'une conference de presse sur "l'affaire Cleusix". - [Keystone - Aline Staub]
Dans un communiqué publié jeudi, Patrice Martinet, président de la commune de Leytron (VS), et son avocat accusent Jean-Marie Cleusix d'"espionnite aiguë", pour son compte et celui du Conseil d'Etat.

Compilant des déclarations tenues par Jean-Marie Cleusix devant la justice, le président de Leytron (VS) Patrice Martinet arrive à la conclusion que le chef du Service de l'enseignement cantonal a mis sur place un système de surveillance de la commune.

Dans un communiqué publié jeudi, intitulé "Espionnite aiguë de Jean-Marie Cleusix", Patrice Martinet et son avocat affirment que Jean-Marie Cleusix "a mis sur pied un système de contrôle de la police intercommunale, et mis en place une ou plusieurs taupes au sein de la commune de Leytron, pour son compte, et selon ses écrits, pour le Conseil d'Etat".

L'avocat et le président de commune relèvent que Jean-Marie Cleusix a assuré connaître la préparation et le contenu d'une conférence de presse concernant son litige fiscal l'opposant à la commune de Leytron. Une conférence de presse où aurait été envoyé en mission un employé du Département de la formation et de la sécurité afin d'enregistrer les discussions.

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Le litige

L'affaire, révélée en janvier dernier par la commune de Leytron, a fait grand bruit en Valais. Elle implique le chef du Service de l'enseignement récemment élu, Jean-Marie Cleusix.

Ce dernier avait fait recours auprès de la CCR contre ses taxations - que la commune n'a finalement jamais reçues - allant de 1995 à 1998.

Victime, selon le gouvernement valaisan, d'une erreur de classement et d'une surcharge de travail, le dossier n'a été traité que dix ans plus tard, une fois prescrit. La commune de Leytron réclame plus de 78'500 francs d'impôts perdus dans l'affaire.