Modifié le 29 janvier 2020 à 14:30

En Valais, 9% des aînés ont renoncé à une consultation faute de moyens

Pour près de 40'000 ménages de retraités touchant des prestations complémentaires, les besoins vitaux ne sont plus couverts, indique Pro Senectute.
Valais: 9% des aînés ont dû renoncer à une consultation médicale lors de l’année écoulée faute de moyens Le 12h30 / 1 min. / le 29 janvier 2020
Une étude de l’Observatoire valaisan de la santé il y a un mois souligne que 9% des aînés valaisans disent avoir dû renoncer à une consultation médicale lors des 12 derniers mois. Et six pour cent se sont privés de médicaments. Dans les deux cas pour des questions de coûts.

Nombre de seniors peinent à boucler leurs fins de mois. C'est le cas notamment en Valais. Revenus AVS et deuxième pilier n'aident pas toujours en effet à couvrir les besoins vitaux. Cette situation inquiète Pro Senectute Valais.

L'association souhaite rappeler son existence à la population, ainsi que l'accompagnement et le soutien qu'elle peut offrir aux aînés qui rencontrent des difficultés. Notamment grâce à son service de consultation sociale gratuit.

Pourtant, souvent, les seniors rechignent à appeler à l'aide. Surtout pour des questions de fierté, mais aussi par méconnaissance de la gratuité du service et de son anonymat, explique Julien Dubuis, président de Pro Senectute Valais, dans le 12h30. "On doit encourager par la sensibilisation et l'information les gens qui en ont besoin à faire appel à de l'aide par le biais de notre consultation sociale gratuite."

Vers une aide automatique?

L'aide n'est aujourd'hui pas automatique mais elle pourrait le devenir, éventuellement en se basant sur la taxation fiscale.

"Tout est imaginable. Une loi sur les seniors est en gestation au niveau du gouvernement et des services de l'Etat", précise Julien Dubuis, par ailleurs député PLR au Grand Conseil valaisan. Les moyens à mettre en oeuvre pour aider les seniors devront encore être discutés au Parlement.

Le député considère cependant qu'il y a urgence à prendre conscience et à faire quelque chose, notamment en raison de l'évolution démographique, du vieillissement de la population ou encore de l'arrivée des baby-boomers en âge AVS.

Yves Terrani/ebz

Publié le 29 janvier 2020 à 13:37 - Modifié le 29 janvier 2020 à 14:30