Modifié le 09 août 2019 à 14:32

Pour diversifier ses vergers, le Valais mise sur la pêche plate

Des pêches plates.
Pour diversifier ses vergers, le Valais mise sur la pêche plate Le Journal horaire / 1 min. / le 09 août 2019
Outre les abricots, le Valais a choisi de miser sur la pêche plate pour diversifier ses vergers. Quelque 3000 kilos seront produits cet été dans une plantation pilote à Châteauneuf (VS). Il s'agit d'une première en Suisse, selon le canton du Valais.

"La pêche offre des perspectives d’avenir pour nos vergers", a estimé Gérald Dayer, chef du Service valaisan de l’agriculture, vendredi durant une conférence de pressse. L’offre se veut complémentaire à celle des abricots.

Selon les variétés, les pêches plates peuvent être commercialisées entre fin juillet et septembre, soit durant un laps de temps un peu plus long que pour "les fruits les plus célèbres du Valais".

Plusieurs producteurs intéressés

Des arbres ont été plantés en 2013 et 2014 sur le domaine de Châteauneuf, qui appartient à l’Etat du Valais. Depuis lors, différents tests ont été effectués sur une surface de 0,5 hectare, afin de sélectionner les nouvelles variétés. "Nous n’avons aucunement envie d’envoyer les producteurs au casse-pipe", souligne Jacques Rossier, chef de l’Office de l’arboriculture, dont les collaborateurs travaillent également à la sélection d’une future nectarine valaisanne et d’une variété de pommes, actuellement à l’essai, toujours à Châteauneuf.

Cinq variétés de pêches plates françaises ont été inscrites au bureau fédéral de la protection des variétés et seront progressivement introduites dans les vergers valaisans. Plusieurs producteurs se sont déjà déclarés intéressés par cette nouveauté. Pour l’instant un seul a franchi le pas.

Des conditions favorables

Selon l’Office de l’arboriculture, le Valais bénéfice des conditions nécessaires à la production de ce type de pêches. De la chaleur, un bon ensoleillement et une terre fertile permettent au fruit d’avoir une jolie coloration et d’être savoureux. De plus, la pêche résiste à des températures de -15 degrés. Un avantage non négligeable au vu des différents épisodes de gel qu’a connus le Valais ces dernières années.

Depuis dix ans, l’Office d’arboriculture, en collaboration avec une société française privée, œuvre à favoriser l’introduction accélérée de nouvelles variétés de fruits dans des domaines expérimentaux et chez les producteurs du canton. Et ce avec le désir de créer une valeur ajoutée en matière d’arboriculture, en diversifiant les vergers.

ats/boi

Publié le 09 août 2019 à 14:23 - Modifié le 09 août 2019 à 14:32