Modifié le 29 avril 2013 à 13:59

Les socialistes et Yvan Perrin dominent le premier tour à Neuchâtel

Malgré une campagne mouvementée, Yvan Perrin a terminé à la 3e place.
Malgré une campagne mouvementée, Yvan Perrin a terminé à la 3e place. [Sandro Campardo - ]
L'élection au Conseil d'Etat neuchâtelois dimanche a débouché sur un ballottage général. Les socialistes placent trois candidats dans les cinq premiers. La surprise est venue de la troisième place de l'UDC Yvan Perrin. Quant au Grand Conseil, il bascule à droite, bien que le PLR perde six sièges.

Le conseiller d'Etat socialiste Laurent Kurth a fini en tête du premier tour de l'élection au Conseil d'Etat neuchâtelois avec 21'351 suffrages, tout prêt de la majorité absolue qui était à 22'311. Il devance un autre socialiste, le conseiller communal de la commune de Val-de-Travers Jean-Nathanaël Karakash avec 20'422 suffrages et l'UDC Yvan Perrin avec 18'698 suffrages.

Malgré une campagne mouvementée, Yvan Perrin a terminé à la 3e place.
Malgré une campagne mouvementée, Yvan Perrin a terminé à la 3e place. [Sandro Campardo - ]
Le troisième socialiste, la députée Monika Maire-Hefti termine 4e avec 17'440 voix. Premier PLR, Alain Ribaux est cinquième avec 16'987 suffrages.

Déroute du PLR

Le scrutin de dimanche a débouché sur une autre surprise avec la véritable déroute des deux conseillers d'Etat PLR, Thierry Grosjean et Philippe Gnaegi respectivement 7e avec 14'055 voix et 9e avec 12'767 suffrages.

La claque est d'autant plus grande que les deux ministres sortants PLR ont été devancés par le candidat des Verts Patrick Hermann (15'363 voix). Le popiste Nago Humbert s'est même glissé entre les deux conseillers d'Etat PLR.

"Le sérieux a payé"

"On m'avait reproché d'être trop sérieux, finalement on voit que le sérieux a payé", a affirmé Laurent Kurth, analysant sa première place.

Extrêmement tendu toute la journée, Yvan Perrin s'est quant à lui dit soulagé, son score lui permettant "de relâcher un peu la pression".

Face à son faible score, qu'il a qualifié de "baffe", Philippe Gnaegi est resté prudent, "il faudra analyser ce résultat", a-t-il affirmé. Il pourrait se retirer en vue du 2e tour mais le PLR a indiqué qu'il ne communiquera pas avant lundi soir sur sa stratégie.

2e tour le 19 mai

Le nouveau Conseil d'Etat qui sortira des urnes lors d'un deuxième tour le 19 mai pourrait présenter un tout nouveau visage. Des cinq conseillers d'Etat élus en 2009, seul le PLR Philippe Gnaegi se représentait pour un 2e mandat.

Retrouvez le déroulement de la journée grâce à notre minute par minute:  Le minute par minute des élections neuchâteloises

mre/vtom/ats

Publié le 28 avril 2013 à 19:45 - Modifié le 29 avril 2013 à 13:59

Retrouvez notre live-tweet de la journée


La course au gouvernement en détail

Laurent Kurth (PS/sortant): 21'351
Jean-Nathanaël Karakash (PS): 20'422
Yvan Perrin (UDC): 18'698
Monika Maire-Hefti (PS): 17'440
Alain Ribaux (PLR):16'987
Patrick Herrmann (Verts): 15'363
Thierry Grosjean (PLR/sortant): 14'055
Nago Humbert (POP): 13'904
Philippe Gnaegi (PLR/sortant): 12'767
Christian Blandenier (PLR): 9089
Andreas Jurt (PLR): 6978
Vincent Martinez (PDC): 2766
Marianne Ebel (solidaritéS): 2239
Marc Eichenberger (PDC): 1785
François Konrad (solidaritéS): 1654

La participation s'est élevée à 34% contre 37% il y a quatre ans.

Le deuxième tour est prévu le 19 mai.

Majorité de droite au Grand Conseil

Le canton de Neuchâtel se retrouve dans une situation paradoxale: alors que le gouvernement pourrait basculer à gauche, la droite a repris la majorité au parlement. La droite totalise 61 sièges contre 54 pour la gauche (55 contre 60 en 2009, 58 contre 57 en 2005).

Le PLR s'affaiblit à 35 sièges (-6 par rapport à l'élection précédente), tandis que l'UDC monte en puissance à 20 sièges (+6).

Les Vert'libéraux entrent au parlement avec 5 sièges, ainsi que le PDC avec 1 siège. Le Nouveau Parti Libéral (NPL) de Frédéric Hainard et le Parti bourgeois démocratique (PBD) font chou blanc.

A gauche, les socialistes ne comptent plus que 33 sièges (-3), Les Verts 12 (-2) et POP-Solidarités 9 (-1). La gauche avait ravi la majorité à la droite en 2005.

La participation ne se monte qu'à 30,79%, contre 36,91% en 2009.

La répartition des sièges n'a été établie que dans la nuit, dans l'attente des chiffres des communes de Fresens et Vaumarcus, qui ont constaté des erreurs lors de la saisie des résultats du dépouillement. Il a fallu recompter ces suffrages au Château.