Modifié le 04 juillet 2012 à 09:33

Les 270 employés de la raffinerie de Cressier bientôt au travail

La raffinerie Petroplus de Cressier (NE) début janvier 2012.
La raffinerie de Cressier redémarrera ses activités d'ici quelques semaines. [Michael Buholzer / Reuters]
La société Varo Energy Holding annonce qu'elle va reprende les 270 collaborateurs de la raffinerie de Cressier (NE) aux mêmes conditions de travail que celles offertes précédemment par Petroplus.

Les activités de la raffinerie de Cressier, dans le canton de Neuchâtel, vont redémarrer ces prochaines semaines. Varo Energy Holding va en effet reprendre les 270 employés aux mêmes conditions de travail que celles offertes précédemment par le Petroplus, a indiqué mardi le groupe zougois.


Varo Energy Holding n'a pas dévoilé le montant de la transaction pour la vente de la raffinerie et de ses actifs qui a été formalisée vendredi dernier. En proie à de graves problèmes financiers, Petroplus avait dû se séparer de ses cinq raffineries en Europe, dont celle de Cressier.


La société Varo Energy Holding a été fondée spécifiquement pour la reprise des installations de la raffinerie neuchâteloise. Elle est le résultat d'un partenariat conclu entre Vitol SA, géant du négoce pétrolier employant 180 personnes à Genève (participation à hauteur de 75%), et Atlas Invest, groupe d'investissement privé (25%).


Sur le même modèle

Sur le plan opérationnel, la raffinerie de Cressier fonctionnera sur le modèle qui était le sien au sein du groupe Petroplus, a indiqué Gérard Delsad, administrateur de Vitol. Selon lui, la reprise des activités correspond à une extension de Vitol vers un marché de niche permettant d'optimiser la chaîne d'approvisionnement.


Les activités de raffinage porteront sur une part importante de pétrole brut en provenance d'Afrique de l'Ouest, a précisé Gérard Delsad. Selon lui, Varo Energy Holding va mettre l'accent sur la gestion des risques et la préservation des marges bénéficiaires sur le raffinage.


Le conseiller d'Etat neuchâtelois Thierry Grosjean a souligné l'excellente coopération avec les autorités fédérales afin de préserver l'emploi pendant les six mois où les installations de raffinage ont été mises en veilleuse.


ats/hend


Publié le 03 juillet 2012 à 14:34 - Modifié le 04 juillet 2012 à 09:33

9000 tonnes de brut par jour

Avant sa reprise par Petroplus en mai 2000, la raffinerie de Cressier avait été construite et mise en service par Shell en 1966. La capacité de traitement des installations de Cressier s'élève à 9000 tonnes de brut par jour.

Avec la raffinerie de Collombey  en Valais, celle de Cressier assure le 40% des besoins du marché suisse en produits pétroliers. Les installations situées à l'est de Neuchâtel produisent du diesel, du mazout et de l'essence à basse teneur en soufre.