Modifié le 29 février 2012 à 00:22

Les clandestins maghrébins gonflent les chiffres de la délinquance à Genève

Les policiers genevois vont retrouver leur uniforme et leur rasoir.
Les policiers genevois sont souvent impuissants à renvoyer les délinquants maghrébins. [Keystone - Martial Trezzini]
Les clandestins maghrébins font exploser les chiffres de la délinquance à Genève, selon des chiffres inédits fournis à la TSR par la police cantonale.

Les clandestins maghrébins font exploser les chiffres de la délinquance à Genève. Selon des chiffres inédits fournis par la police genevoise à la TSR, 300 à 400 jeunes clandestins issus de cette région sont responsables de 6217 délits commis de janvier 2008 à décembre 2011, soit en moyenne trente par semaine.


Sur cette période de 4 ans, le nombre total de délits (vols divers, brigandage, agressions...) atteint 37'835 cas. Ces statistiques ne prennent pas en compte les crimes plus graves comme les meurtres ou les viols par exemple.


Dans les affaires de vols à l'astuce (44% sur 1246 cas), à l'arraché (40% sur 164 cas) et dans ou sur un véhicule (47% sur 616 cas) ainsi que dans les cas d'effractions de véhicules (43% sur 337 cas), la proportion de clandestins impliqués est très importante.


Dommages à la propriété surtout

Les chiffres de la police cantonale attribuent entre autres 1424 dommages à la propriété (sur 10'289 cas au total) et 1237 violations de domicile (sur 7699 au total) à ces clandestins. Ces deux types de délits sont de loin les plus fréquents recensés par les forces de l'ordre. Les agressions ne représentent par exemple que 553 cas sur la période concernée, dont seulement 26 imputables à ces clandestins.


De janvier 2008 à décembre 2011, les délits de menaces se sont montés à 3637, dont 156 imputables à ces clandestins, alors que les vols par effraction ont atteint 5477 cas (808).  Ces statistiques établies sur 4 ans ne montrent pas d'évolution significative d'année en année. Les vols par effraction étaient ainsi un peu moins nombreux en 2011 (1204) qu'en 2008 (1367). Le constat est le même concernant les dommages à la propriété (2551 en 2008 contre 2159 en 2011).


Origine difficile à établir

Ces délinquants, qui refusent souvent de communiquer leur pays d'origine et que la police enregistre comme maghrébins, seraient en majorité algériens. Mais ils viendraient aussi du Maroc, de Tunisie, d'Egypte, d'Irak et de Palestine.


A Genève, on mise beaucoup sur les accords de réadmission. Selon les informations de la TSR, la Suisse poursuivra en mars ses pourparlers avec la Tunisie et l'Algérie pour garantir l'application de ces accords indispensables pour l'expulsion de ces délinquants. Actuellement, la Suisse a signé 47 accords de réadmission.


En juin 2011, la conférence des directrices et directeurs cantonaux de justice et police avait critiqué les carences dans ce domaine et souligné que sur les 5500 personnes qui devaient alors être expulsées de Suisse, 68% provenaient de pays avec lesquels la Confédération ne dispose pas d'accord de réadmission. Lire: Asile


cab avec Ron Hochuli


Publié le 26 février 2012 à 19:05 - Modifié le 29 février 2012 à 00:22