Modifié le 15 mai 2019 à 15:49

La police genevoise revient à la charge pour annuler la votation de 2015

Jeudi dernier, le Service des votations genevois a été perquisitionné pour des soupçons de fraude.
A Genève, les syndicats de police poursuivent leur lutte pour l'annulation de la loi sur la police votée en 2015. Le Journal horaire / 27 sec. / le 15 mai 2019
Les syndicats de police genevois remettent la compresse pour annuler la votation de la loi sur la police de 2015 après le scandale du Service des votations. A l'époque, la réforme défendue par Pierre Maudet avait été acceptée de justesse par les Genevois, à 54 voix près.

Aux yeux des forces de l'ordre, les événements de jeudi dernier, qui ont mis le Service des votations sous les feux de la rampe après une perquisition pour des soupçons de fraude électorale, constituent des faits nouveaux en faveur de leur cause.

Des actes complémentaires ont été adressés, "dans le cadre de procédures déjà pendantes", à la Chambre constitutionnelle de la Cour de justice de Genève et auprès du Tribunal fédéral, a fait savoir mercredi l'avocat Jacques Roulet, qui défend dans ce dossier les intérêts des syndicats de police.

La lutte continue

Les syndicats de police de Genève entendent néanmoins poursuivre leur lutte pour demander l'annulation de la votation de la loi sur la police. Ils s'étaient opposés dès le départ à la réorganisation de la police voulue par le conseiller d'Etat Pierre Maudet. Ils avaient ensuite contesté le résultat du scrutin de 2015.

Cette réorganisation impliquait notamment la suppression de la gendarmerie comme corps constitué, la suppression des mécanismes d'avancement automatiques et le port obligatoire du matricule. L'ancienne loi datait de 1957.

La police genevoise n'est aujourd'hui plus de la responsabilité de Pierre Maudet. Cette prérogative lui a été retirée après les révélations qui ont suivi son voyage controversé à Abu Dhabi, en 2015, et qui lui ont valu d'être prévenu d'acceptation d'un avantage par la justice genevoise.

Son successeur à la tête des forces de l'ordre, le conseiller d'Etat MCG Mauro Poggia, se référant aux déclarations que le procureur général avait tenues quelques heures plus tôt, avait indiqué lundi devant les médias n'avoir aucun élément qui conduirait à faire revoter les Genevois sur la loi sur la police.

ats/jfe

Publié le 15 mai 2019 à 15:31 - Modifié le 15 mai 2019 à 15:49

Collaborateur interpellé puis libéré

Dénoncé par deux de ses collègues, un collaborateur auxiliaire avait été interpellé, avant d'être remis en liberté, vendredi, à la suite de sa confrontation avec ses accusatrices.

Lundi, le procureur général de Genève Olivier Jornot avait tenu à rassurer un canton sous le choc, déclarant qu'il n'avait à ce stade aucun indice entre les mains lui permettant de conclure que des manoeuvres frauduleuses aient pu affecter des scrutins passés ou les votations de dimanche prochain.