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Pierre Moscovici qualifie l'Italie de "problème" dans la zone euro

Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières. [Dursun Aydemir/ANADOLU AGENCY - AFP]
Pierre Moscovici, commissaire européen aux Affaires économiques et financières. [Dursun Aydemir/ANADOLU AGENCY - AFP]
Le commissaire européen Pierre Moscovici a présenté jeudi l'Italie comme un "problème" dans la zone euro et demandé à son gouvernement "un budget crédible" pour l'année prochaine, l'appelant à poursuivre les réformes.

"Il y a un problème qui est l'Italie" au sein de la zone euro, a prévenu le commissaire européen lors d'une conférence de presse à Paris. "C'est bien l'Italie le sujet sur lequel je veux me concentrer avant tout", a-t-il assuré.

"L'Italie a besoin de réformes de son économie. Arrêter les réformes, faire fonctionner la planche à billets, ce n'est pas ça qui va sauver l'Italie", a affirmé Pierre Moscovici.

Selon le Français, l'Italie reste un pays dont "la croissance est dans le bas de la fourchette de la zone euro et où le problème massif est celui d'un déficit de productivité".

Dette publique

Pierre Moscovici a également rappelé à Rome que "la réduction de la dette est très importante pour l'Italie", estimant qu'elle "ne peut pas vivre avec une dette publique de 130%".

Dès lors, le commissaire européen attend du gouvernement un budget pour l'année prochaine qui soit "crédible (...) Il faut qu'il y ait un effort structurel significatif", a-t-il estimé.

afp/jgal

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Discussions serrées à Rome sur le prochain budget

Le prochain budget donne lieu à des discussions serrées entre les deux poids lourds de la majorité à Rome, le Mouvement Cinq Etoiles (M5S, antisystème), dont Luigi Di Maio est le chef de file, et la Ligue (extrême droite) que dirige l'autre vice-Premier ministre Matteo Salvini.

Ce dernier défend l'idée d'une grande baisse des impôts passant par une "flat tax" comportant deux taux uniques de 15 et 20%, tandis que Luigi Di Maio défend le projet d'un revenu de citoyenneté, sorte de revenu universel dont les contours sont encore à préciser.

Ces deux réformes ont un coût très élevé, quelque 10 milliards d'euros pour le seul revenu de citoyenneté, et des arbitrages seront nécessaires.