Modifié le 11 août 2018 à 12:57

L'Aquarius a secouru 141 migrants en mer lors de sa mission de reprise

L'Aquarius lors de son retour aux affaires le 1er août 2018.
Reportage à bord de l'Aquarius qui a secouru 141 migrants en mer lors de sa mission de reprise Le 12h30 / 2 min. / le 11 août 2018
Le navire Aquarius a secouru vendredi 141 personnes au large des côtes libyennes lors de sa première mission depuis qu'il a repris la mer le 1er août. Il ne sait pas où il pourra acheminer les migrants.

Le bateau humanitaire géré par l'association franco-allemande SOS Méditerranée et par Médecins Sans Frontières a d'abord récupéré 25 migrants vendredi, puis 116 autres ont été retirés d'un bateau en bois dans la même zone.

La garde-côtes libyenne, autorité de coordination des sauvetages, a été informée, indique l'Aquarius dans son journal de bord.

Pas de renvoi en Libye

L'Aquarius, qui a appareillé la semaine dernière pour sa dixième mission cette année, ne sait pas encore où il pourra acheminer ceux qui ont été secourus vendredi. L'équipage a précisé qu'il ne renverrait pas de migrants en Libye car le pays n'est pas considéré comme un refuge sûr pour les migrants et les réfugiés, tant par les Nations unies que par l'Union européenne.

Le bateau a repris la mer le 1er août après avoir été l'objet d'un différend en juin entre l'Italie et Malte, qui avaient refusé d'accueillir des migrants. Il avait passé neuf jours en mer avant de pouvoir les débarquer en Espagne.

ats/jvia

Publié le 11 août 2018 à 08:39 - Modifié le 11 août 2018 à 12:57

Moins de patrouilles

Sous la pression de l'Italie et de Malte, la plupart des navires humanitaires ne patrouillent plus au large des côtes libyennes.

Or, plus de 650'000 migrants sont arrivés sur les côtes italiennes depuis 2014. Bien que les départs de Libye aient chuté de manière spectaculaire cette année, les passeurs poussent encore des bateaux vers le large. Quelque 720 personnes sont mortes en mer en juin et juillet, lorsque les navires des ONG étaient pour la plupart absents du secteur, estime Amnesty International.