Modifié le 09 février 2018 à 13:25

Plus de 220 civils tués après quatre jours de raids aériens en Syrie

Les Casques blancs à la recherche de survivants après des raids aériens en Syrie, dans la Ghouta orientale.
Plus de 220 civils tués après quatre jours de raids aériens en Syrie Le 12h30 / 1 min. / le 09 février 2018
Au 4e jour de raids aériens du régime syrien sur un fief rebelle de la Ghouta orientale, l'OSDH a dénombré plus de 220 morts et des centaines de blessés, l'un des bilans les plus meurtriers dans cette région en sept ans de guerre.

Pour la seule journée de jeudi, 59 civils ont péri sous les bombes de l'armée de l'air syrienne qui poursuivait ses frappes sur la région assiégée, selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH).  Il s'agit des bombardements les plus intenses depuis des mois dans la Syrie en guerre.

Au premier jour des raids, 31 civils avaient été tués par les frappes aériennes et les tirs d'artillerie. Mardi, journée la plus sanglante, les frappes avaient tué pas moins de 80 personnes, selon l'OSDH. Le bilan a encore augmenté d'au moins 34 morts mercredi.

Réaction de Washington

Hostiles au régime de Bachar al-Assad, soutenu militairement par la Russie, les Etats-Unis ont dit "soutenir" l'appel de l'ONU à une trêve en affirmant que les attaques contre les civils "doivent cesser immédiatement".

Cet appel intervient sur fond de tensions croissantes entre Damas et Washington. Le pouvoir syrien a de son côté qualifié jeudi de "crime de guerre" les frappes de la coalition antidjihadiste menée par les Etats-Unis qui ont tué au moins 100 combattants pro-régime dans la province de Deir Ezzor.

>>Lire aussi: La coalition internationale tue 100 soldats des forces pro-régime en Syrie

agences / mh

Publié le 08 février 2018 à 23:11 - Modifié le 09 février 2018 à 13:25

Réunion du Conseil de sécurité

Le Conseil de sécurité de l'ONU qui s'est réuni jeudi n'est pas parvenu à un résultat concret sur la question d'une trêve humanitaire.

Visages fermés et sombres, plusieurs ambassadeurs des quinze pays membres du Conseil sont sortis d'une réunion à huis clos demandée par la Suède et le Koweït, sans un mot pour les médias.

Trêve "pas réaliste"

La Russie a estimé de son côté qu'un cessez-le-feu "n'est pas réaliste". "Nous aimerions voir un cessez-le-feu, la fin de la guerre, mais les terroristes je ne suis pas si sûr qu'ils sont d'accord", a affirmé l'ambassadeur russe auprès des Nations unies, Vassily Nebenzia.