Modifié le 18 janvier 2018 à 23:28

La créatrice de #Balancetonporc poursuivie pour diffamation par son "porc"

Les hashtags #Metoo et #Balancetonporc ont secoué internet après les révélations de harcèlement sexuel liées à l'affaire Weinstein.
Les hashtags #Metoo et #Balancetonporc ont secoué internet après les révélations de harcèlement sexuel liées à l'affaire Weinstein. [Bertrand GUAY - AFP]
La journaliste française Sandra Muller, qui a créé le mot-clé #Balancetonporc après le scandale Weinstein, est poursuivie en diffamation par l'homme qu'elle a accusé nommément sur Twitter, a-t-elle annoncé jeudi.

"Eric Brion que je nomme comme l'auteur des propos dégradants dont j'ai fait l'objet (...) a finalement changé de stratégie et a décidé, contre toute décence, de m'amener devant les tribunaux", indique la journaliste dans un communiqué posté sur sa page Facebook, précisant qu'une assignation pour diffamation lui a été délivrée.

"Par cette assignation, on voudrait me forcer à me taire", ajoute la journaliste.

Eric Brion, dont elle a dévoilé le nom dans un tweet le 13 octobre, lui réclame 50'000 euros de dommages et intérêts, des publications judiciaires et 10'000 euros de frais d'avocat.

"Cocktail arrosé très tard dans une soirée"

Eric Brion, ex-directeur général d'une chaîne de télévision, avait reconnu avoir "tenu des propos déplacés" à son encontre "lors d'un cocktail arrosé très tard dans une soirée".

Il affirmait néanmoins refuser "l'amalgame" entre son "comportement et l'affaire concernant Harvey Weinstein, accusé de viols et de harcèlement sexuel par plusieurs femmes".

afp/rens

Publié le 18 janvier 2018 à 23:26 - Modifié le 18 janvier 2018 à 23:28