Des drapeaux catalans à Barcelone. [AP/Keystone - Emilio Morenatti]
Publié

Madrid destitue le gouvernement catalan après la proclamation d'indépendance

- A l'issue d'un conseil des ministres extraordinaire, le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy a annoncé vendredi la destitution du président catalan Carles Puigdemont et de tout son gouvernement, ainsi que la convocation d'élections régionales le 21 décembre. Le Sénat espagnol avait auparavant approuvé l'utilisation de l'article 155 de la Constitution, qui permet à l'Etat central de prendre le contrôle de la Catalogne.

- Dans l'après-midi, le Parlement régional catalan a voté en faveur d'une motion proclamant l'indépendance de la région. "Nous déclarons la Catalogne comme Etat indépendant sous forme de République", stipule le texte.

- La communauté internationale a apporté son soutien au gouvernement central espagnol après les événements de la journée. "L'Espagne reste notre seule interlocutrice", a notamment déclaré Donald Tusk, président du Conseil de l'UE.

Suivi assuré par Tamara Muncanovic

23h00

Fin du suivi en direct

Ce minute par minute se termine ici. Nous vous remercions de nous avoir suivi et vous donnons rendez-vous demain sur RTS Info pour d'autres réactions et analyses. Bonne nuit.

22h34

Carles Puigdemont quitte le palais de la Généralité

Le président catalan a quitté le palais de la Généralité, siège de l'exécutif régional, rapporte la presse espagnole. Il s'y trouvait en réunion avec les membres du gouvernement catalan lors de l'annonce de Mariano Rajoy.

Carles Puigdemont n'a pas réagi publiquement à la déclaration du Premier ministre espagnol en quittant la Généralité. L'Assemblée catalane a pour sa part tweeté qu'elle n'avait pas pour habitude de commenter "la politique de gouvernements étrangers" (Madrid en l'occurence, ndlr):

21h58

Huées à Barcelone après l'annonce de Madrid

L'annonce de Mariano Rajoy a été accueillie par les huées des milliers d'indépendantistes massés à Barcelone pour fêter leur "République". Ils étaient également des milliers rassemblés dans d'autres villes catalanes comme Gérone et Tarragone.

Certains ont sabré du cava (mousseux) catalan, d'autres ont brûlé des pièces d'identité espagnoles.

21h20

Pas de réaction à Barcelone

Le gouvernement catalan n'a pour l'heure pas réagi à l'allocution de Mariano Rajoy.

20h32

Madrid destitue le président catalan

A l'issue du conseil des ministres extraordinaire, Mariano Rajoy a annoncé la destitution du président catalan Carles Puigdemont et de tout son gouvernement, ainsi que la destitution du chef de la police de Catalogne. Les ministères du gouvernement central assumeront les pouvoirs de l'administration catalane.

Un extrait de la déclaration du Premier ministre espagnol:

rajoy
Le moment où Mariano Rajoy annonce la destitution du gouvernement catalan / L'actu en vidéo / 23 sec. / le 27 octobre 2017

Mariano Rajoy a également prononcé la dissolution du Parlement de Catalogne et annoncé des élections régionales le 21 décembre prochain. "Nous pensons qu'il est urgent d'entendre les citoyens catalans, tous les citoyens, de sorte qu'ils puissent décider leur avenir, et nul ne peut agir en leur nom en dehors de la loi", a-t-il déclaré.

Le chef du gouvernement espagnol a ajouté qu'il chercherait à obtenir du Tribunal constitutionnel une censure de la déclaration unilatérale d'indépendance adoptée dans l'après-midi par le Parlement de Catalogne.

20h12

Le résumé de la journée dans le 19h30

Retour sur les principaux événements du jour en images:

Catalogne: indépendance déclarée et tutelle nationale
Catalogne: indépendance déclarée et tutelle nationale / 19h30 / 2 min. / le 27 octobre 2017

L'éclairage de Marie Bolinches depuis Madrid:

Catalogne sous tutelle: l'éclairage de Marie Bolinches
Catalogne sous tutelle: l'éclairage de Marie Bolinches / 19h30 / 1 min. / le 27 octobre 2017

20h09

"Personne dans l'UE ne reconnaîtra la déclaration d'indépendance"

"Ce qui arrive actuellement est très difficile pour toutes les parties mais nous, en tant qu'Union européenne, nous devons défendre l'ordre constitutionnel en Espagne", a déclaré le commissaire européen Carlos Moedas.

"Personne dans l'UE ne reconnaîtra la déclaration d'indépendance" de la Catalogne, a annoncé de son côté le président du Parlement européen Antonio Tajani.

Une Catalogne indépendante - même si sa séparation d'avec l'Espagne était reconnue, ce qui est loin d'être le cas - serait automatiquement exclue de l'UE, qu'elle ne pourrait rejoindre qu'après un nouveau processus d'adhésion.

19h42

Des milliers de Barcelonais dans les rues

Des milliers de Barcelonais séparatistes sont descendus dans la rue pour célébrer la proclamation de l'indépendance catalane. Sur la place Sant Jaume, où se trouve le palais de l'exécutif régional, 17'000 personnes sont déjà rassemblées, selon la police municipale de Barcelone.

De premiers manifestants pro-unité apparaissent également dans la ville catalane. Un défilé en soutien à l'unité espagnole est prévu à 20h00.

19h30

Edimbourg "respecte" la position de la Catalogne

Le gouvernement autonome d'Ecosse a annoncé qu'il respectait la position de l'exécutif régional de Catalogne et a souligné que le peuple catalan devait avoir le droit de déterminer son propre avenir.

"Nous comprenons et respectons la position du gouvernement catalan", a réagi la ministre écossaise chargée des Affaires extérieures, Fiona Hyslop, dans un communiqué.

"La déclaration d'indépendance n'est arrivée qu'après le rejet d'appels répétés à un dialogue (avec Madrid)", a-t-elle ajouté, estimant que "l'Union européenne a une responsabilité politique et morale de soutenir le dialogue pour déterminer comment la situation peut être réglée pacifiquement et démocratiquement".

19h24

Le roi repousse un voyage

Le roi d'Espagne Felipe VI a repoussé un voyage à Valence prévu lundi à la suite de la déclaration d'indépendance de la Catalogne, rapporte le site du quotidien El Pais.

19h18

"Des affaires internes" pour l'ONU

Antonio Guterres, secrétaire général des Nations unies, a encouragé Barcelone et Madrid à "chercher des solutions dans le cadre de la Constitution espagnole", rapporte l'agence de presse espagnole Efe.

Ces discussions relèvent des affaires intérieures de l'Espagne, a ajouté le porte-parole du secrétaire général, Farhan Haq.

18h57

"Il y aura résistance du côté catalan"

"Il y aura résistance du côté catalan, une campagne de désobéissance civile face aux mesures que Madrid va appliquer pour mettre la région sous tutelle", prédit dans Forum le politologue Gabriel Colomé, membre du Parti socialiste espagnol.

Le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy après le vote du Sénat permettant la mise sous tutelle de la Catalogne. [Reuters - Susana Vera]Reuters - Susana Vera
Crise politique en Espagne: interview de Gabriel Colomé / Forum / 3 min. / le 27 octobre 2017

18h45

Le Parquet va poursuivre Carles Puigdemont

Le Parquet général d'Espagne engagera la semaine prochaine une procédure judiciaire contre le président catalan pour "rébellion", a indiqué un porte-parole du Ministère public.

"Le Parquet présentera une plainte la semaine prochaine pour rébellion contre Carles Puigdemont", un délit puni d'une peine de prison allant jusqu'à 30 ans, a annoncé ce porte-parole.

Cette procédure pourrait "peut-être être élargie au reste du gouvernement catalan et au bureau des présidents" de l'Assemblée catalane, a indiqué cette source.

18h42

Le débat de Forum

Le débat sur la crise politique entre Laura Freixas, écrivaine catalane établie à Madrid, et Magdalena Casamitjana, députée indépendantiste au Parlement catalan:

Les bancs désertés des anti-séparatistes, et la liesse de la foule d'indépendantistes catalans.
Crise politique en Espagne: débat entre Laura Freixas et Elisenda Paluzie / Forum / 12 min. / le 27 octobre 2017

18h38

Le Conseil des ministres a débuté

A Madrid, le Conseil des ministres extraordinaire présidé par Mariano Rajoy a débuté.

18h30

Recours au Tribunal constitutionnel

Le Tribunal constitutionnel espagnol a engagé vendredi l'examen d'un recours contre la déclaration unilatérale d'indépendance votée dans l'après-midi par le Parlement régional de Catalogne.

La plus haute cour de justice a été saisie par le Parti socialiste catalan (PSC), opposé à l'indépendance, qui estime que la décision du bureau du Parlement de Catalogne d'inscrire cette motion à l'ordre du jour était contraire à la Constitution.

Le tribunal a donné trois jours aux parties impliquées pour présenter leurs arguments.

18h11

Les sénateurs n'autorisent pas la mise sous tutelle des médias catalans

La mise sous tutelle des médias publics catalans et le contrôle a priori des mesures prises par le Parlement régional que réclamait le gouvernement conservateur espagnol n'ont pas été autorisés par les sénateurs.

Un amendement socialiste a fait barrage à la demande du gouvernement central de placer sous tutelle notamment la chaîne de télévision publique catalane TV3 au nom d'"une information fiable, objective et équilibrée".

D'autre part, les sénateurs ont adopté un amendement supprimant un contrôle a priori par le gouvernement central des textes adoptés par le Parlement de Catalogne, jugeant cette mesure anticonstitutionnelle.

17h56

Berlin et Paris soutiennent Madrid

L'Allemagne a déclaré ne pas reconnaître la déclaration d'indépendance de la Catalogne, selon un porte-parole de la chancelière allemande.

"Le gouvernement allemand voit l'aggravation de la situation en Catalogne avec inquiétude" et "ne reconnaît pas une telle déclaration d'indépendance", a affirmé sur Twitter Steffen Seibert.

De son côté, le président français Emmanuel Macron a assuré le Premier ministre espagnol Mariano Rajoy de son "plein soutien" pour "faire respecter" l'Etat de droit en Espagne.

"J'ai un interlocuteur en Espagne, c'est le Premier ministre Rajoy.(...) Il y a un Etat de droit en Espagne, avec des règles constitutionnelles. Il veut les faire respecter et il a mon plein soutien", a dit Emmanuel Macron, interrogé par des journalistes au deuxième jour de sa visite en Guyane.

Le gouvernement britannique a quant à lui déclaré qu'il ne reconnaîtra pas la déclaration unilatérale d'indépendance de la Catalogne.

"Elle est basée sur un vote qui a été déclaré illégal par les tribunaux espagnols. Nous continuons à vouloir voir l'Etat de droit maintenu, la Constitution espagnole respectée et l'unité préservée", a affirmé Londres.

17h34

"Pas en mon nom", dit la maire de Barcelone

Ada Colau, maire de Barcelone, a critiqué le vote du Sénat espagnol ainsi que la proclamation d'indépendance de la Catalogne. "Pas en mon nom, ni la déclaration unilatérale d'indépendance, ni l'article 155", a-t-elle écrit sur Twitter:

17h31

Charles Michel appelle au dialogue

Le Premier ministre belge Charles Michel a appelé Madrid et Barcelone au dialogue. "Une crise politique ne peut être résolue qu'à travers le dialogue. Nous lançons un appel à une solution pacifique respectant l'ordre national et international", a-t-il tweeté.

Carles Puigdemont lui a répondu que le dialogue sera toujours la voie choisie par la Catalogne pour parvenir à une solution pacifique.

17h20

Washington soutient "l'unité" de l'Espagne

Les Etats-Unis ont déclaré soutenir "l'unité" de l'Espagne, après la déclaration d'indépendance du Parlement de Catalogne, dans un communiqué du département d'Etat.

"La Catalogne fait partie intégrante de l'Espagne, et les Etats-Unis soutiennent les mesures constitutionnelles du gouvernement espagnol visant à maintenir l'Espagne forte et unie", indique dans le document la porte-parole du département d'Etat, Heather Nauert.

17h13

Appel au calme du président catalan

Carles Puigdemont a appelé les Catalans à rester "sur le terrain de la paix et du civisme" après la proclamation d'indépendance de la région.

"Viennent des heures pendant lesquelles il nous faudra maintenir l'élan de ce pays (la Catalogne, ndlr) et le maintenir surtout sur le terrain de la paix, du civisime et de la dignité", a dit le président séparatiste à l'intérieur du Parlement régional, devant des députés et maires séparatistes.

16h58

Carles Puigdemont répond à l'UE

Le président catalan Carles Puigdemont a répondu au président du Conseil de l'UE, qui avait auparavant appelé le gouvernement espagnol à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force".

"Comme vous le savez, les Catalans choisissent toujours la force des arguments", a tweeté l'indépendantiste.

16h40

Conseil des ministres extraordinaire à 18h00

Mariano Rajoy a convoqué un conseil des ministres extraordinaire à 18h00 lors duquel pourraient être adoptées les premières mesures à la suite de la déclaration d'indépendance catalane.

16h32

"L'Espagne reste notre seule interlocutrice"

L'Espagne reste "la seule interlocutrice" de l'Union européenne après le vote du Parlement de Catalogne en faveur de l'indépendance, a affirmé Donald Tusk, le président du Conseil de l'UE, qui représente les 28 Etats membres.

"Pour l'UE, rien ne change. L'Espagne reste notre seule interlocutrice", a écrit Donald Tusk sur son compte Twitter, en appelant parallèlement le gouvernement espagnol à choisir "la force de l'argument plutôt que l'argument de la force".

16h20

Les actions des banques catalanes chutent

Les banques catalanes accentuaient leur chute vendredi à la Bourse de Madrid après la proclamation de l'indépendance de la Catalogne par le Parlement régional, CaixaBank, troisième banque espagnole, perdant environ 5% et Banco Sabadell 6% peu avant 16h00.

Banco Santander, première banque de la zone euro, perdait environ 2,5% tandis que la baisse de l'Ibex-35, indice-vedette espagnol, restait sensiblement au même niveau qu'avant la proclamation, à environ -1,7%.

>> Le point dans la Matinale sur les potentielles conséquences économiques de la crise :

L'économie catalane enregistre chaque jour de nouveaux indicateurs négatifs en raison de la crise politique que connaît la région. [EPA/Keystone - ZIPI]EPA/Keystone - ZIPI
La crise politique en Catalogne a des conséquences sur l'économie de la région / La Matinale / 1 min. / le 27 octobre 2017

16h13

Vers la mise sous tutelle de la Catalogne

Le Sénat espagnol a autorisé la mise en oeuvre de l'article 155 de la Constitution qui permet au gouvernement de Mariano Rajoy d'administrer directement la Catalogne.

>> Lire : L'article 155, l'arme de Madrid en cas de déclaration d'indépendance catalane

La proposition du gouvernement a été approuvée par 214 voix pour, 47 contre et une abstention. Elle sera notamment transmise au gouvernement central et à l'exécutif catalan, a déclaré le président du Sénat Pio Garcia-Escudero.

Le chef du gouvernement doit désormais réunir un conseil des ministres lors duquel seront adoptées les premières mesures comme la destitution du gouvernement régional et la mise sous tutelle directe des forces de police catalanes par Madrid.

15h55

"L'Etat de droit restaurera la légalité en Catalogne"

"L'Etat de droit restaurera la légalité en Catalogne", a tweeté le chef du gouvernement espagnol Mariano Rajoy immédiatement après le vote. Le dirigeant conservateur a demandé à tous les Espagnols de "garder leur calme", dans un message signé de ses initiales.

15h40

Clameur de joie chez les manifestants indépendantistes à Barcelone

Plusieurs dizaines de milliers de manifestants indépendantistes à Barcelone, massés à l'extérieur du parc abritant le Parlement catalan, ont salué par des clameurs de joie l'annonce de la proclamation d'une République catalane.

Des hourras, des applaudissements et le cri "indépendance" en catalan sont montés de la foule des électeurs indépendantistes - de l'extrême gauche au centre droit - qui ont ensuite entonné avec ferveur l'hymne de la Catalogne, la plupart le poing levé.

Clameur de joie chez les manifestants indépendantistes à Barcelone
Clameur de joie chez les manifestants indépendantistes à Barcelone / L'actu en vidéo / 36 sec. / le 27 octobre 2017

15h27

Le Parlement catalan vote l'indépendance de la région

Le Parlement régional catalan a voté en faveur d'une motion proclamant l'indépendance de la région. La motion présentée par les indépendantistes a été adoptée par 70 voix pour, dix voix contre et deux votes blancs, a annoncé la présidente du Parlement régional, qui compte au total 135 élus.

"Nous déclarons la Catalogne comme Etat indépendant sous forme de République", peut-on lire dans le préambule de la résolution. Le texte demande notamment à l'exécutif catalan de négocier la reconnaissance à l'étranger de la Catalogne, alors qu'aucun Etat n'a manifesté son soutien aux indépendantistes.

Le Parlement catalan déclare l'indépendance
Le Parlement catalan déclare l'indépendance / L'actu en vidéo / 56 sec. / le 27 octobre 2017

>> Lire : Le Parlement de Catalogne proclame l'indépendance de la région

15h10

Les élus du PP et du PSOE quittent l'hémicycle

Les élus du Parti populaire (PP), du Parti socialiste (PSOE) et les centristes de Ciudadanos ont quitté l'hémicycle en signe de protestation avant que les élus des partis indépendantistes Junts pel Si, CUP et Catalunya Si Que Es Pot, associés à Podemos, ne commencent à déposer leur bulletin dans l'urne.

15h00

Le Parlement catalan va voter sur une déclaration d'indépendance

Le Parlement de Catalogne a commencé à siéger à la mi-journée. Il doit notamment voter sur une résolution exhortant l'exécutif régional indépendantiste à déclencher la sécession de la région.

"La séance est ouverte", a déclaré la présidente Carme Forcadell, avant de céder la parole à un représentant de l'opposition, Carlos Carrizosa. Brandissant la résolution, celui-ci a déclaré au président Carles Puigdemont : "Ce papier que vous avez rédigé détruit ce qu'il y a de plus sacré, la coexistence" en Catalogne.

14h30

Vers une mise sous tutelle de la Catalogne par Madrid

En matinée, le chef du gouvernement conservateur Mariano Rajoy a sollicité l'autorisation d'avoir recours à l'article 155 de la Constitution de 1978, jamais utilisé jusqu'à présent, qui permet à l'Etat de prendre le contrôle d'une communauté autonome "si elle ne respecte pas les obligations imposées par la Constitution ou d'autres lois".

Catalogne: le Sénat espagnol prive la Catalogne de son autonomie
Catalogne: le Sénat espagnol prive la Catalogne de son autonomie / 12h45 / 1 min. / le 27 octobre 2017