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Des eurodéputés de Ukip à nouveau soupçonnés d'abus de fonds de l'UE

Nigel Farage au parlement européen mardi 28 juin 2016. [AP/Keystone - Geert Vanden Wijngaert]
Nigel Farage au parlement européen mardi 28 juin 2016. - [AP/Keystone - Geert Vanden Wijngaert]
Une dizaine d'eurodéputés britanniques de Ukip, dont Nigel Farage, sont soupçonnés d'avoir indûment utilisé des fonds du Parlement européen pour financer leurs activités nationales et devront les rembourser.

Le Parlement européen a évalué à plus de 580'000 euros (620'000 francs) au total les sommes qu'une dizaine d'eurodéputés britanniques du parti europhobe Ukip devront rembourser, a-t-on appris jeudi de source parlementaire.

Bruxelles estime que l'activité réelle de huit assistants, rémunérés par le biais d'une enveloppe dédiée disponible pour chaque eurodéputé, n'était pas liée au mandat européen de leur employeur mais aux activités nationale de Ukip.

Dénégations de Ukip

La figure du Brexit Nigel Farage, son successeur à la tête de Ukip Paul Nuttall, ainsi que l'eurodéputé Raymond Finch comptent parmi les eurodéputés visés.

L'épouse de Nigel Farage fait quant à elle partie des huit assistants visés, dont les contrats ont été suspendus. Les recouvrements n'ont pas encore commencé.

"Nous faisons appel de toutes ces allégations", a réagi un porte-parole de Ukip, déplorant le "caractère vindicatif" de l'administration du Parlement européen dans un contexte "post-Brexit".

afp/ptur

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Une précédente affaire

Cette nouvelle affaire est la conséquence de vérifications faites par l'administration du Parlement dans le sillage d'une précédente enquête interne.
Celle-ci avait révélé l'an dernier qu'un parti européen, l'ADDE (Alliance pour la démocratie directe en Europe), dominé par Ukip, avait indûment utilisé des fonds de l'UE, notamment dans le cadre de la campagne en faveur du Brexit. Elle avait conduit le Parlement à demander le remboursement de près de 173'000 euros à l'ADDE.

Des eurodéputés du Front national font l'objet d'une procédure similaire

Cette affaire intervient alors que le Parlement européen doit déclencher mi-février des retenues sur le salaire de l'eurodéputé française Front National Marine Le Pen, pour procéder au recouvrement de près de 300'000 euros, une somme liée à l'emploi douteux d'une assistante parlementaire.
Plusieurs autres eurodéputés du Front national (extrême droite) font également l'objet d'une procédure de recouvrement.