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Une Française oeuvrant pour une ONG vaudoise enlevée au nord du Mali

La femme enlevée serait affiliée à une petite organisation qui vient en aide aux enfants souffrant de malnutrition. [AP Photo/Rebecca Blackwell - Keystone]
L'enlèvement d'une humanitaire dans le nord du Mali confirmé par Paris / Le 12h30 / 1 min. / le 25 décembre 2016
La France a confirmé dimanche l'enlèvement la veille d'une travailleuse humanitaire française à Gao, au Mali. Celle-ci oeuvre pour une organisation non gouvernementale (ONG) basée dans le canton de Vaud.

"Les autorités françaises confirment l'enlèvement, le 24 décembre à Gao, au Mali, de notre compatriote, qui dirige une organisation non gouvernementale venant en aide aux enfants souffrant de malnutrition", a déclaré le ministère dans un communiqué.

Cette sexagénaire travaillait de longue date à Gao pour le compte de l'ONG Association d'aide à Gao basée à Burtigny (VD). Elle avait déjà échappé de justesse en 2012, grâce à l'aide de rebelles touaregs qui l'avait exfiltrée vers l'Algérie, aux islamistes armés qui avaient pris pendant plusieurs mois le contrôle de la ville malienne.

Des sources sur place avaient dans un premier temps affirmé samedi soir que cette humanitaire était franco-suisse. Le Département fédéral des Affaires étrangères (DFAE), qui avait indiqué samedi soir que "des clarifications" étaient en cours, a déclaré dimanche à RTSinfo n'avoir "aucune indication" que cette femme soit de nationalité suisse.

Pas de revendication

Les autorités françaises, "en lien avec les autorités maliennes, sont pleinement mobilisées pour rechercher et libérer, le plus vite possible" cette nutritionniste et spécialiste de médecine tropicale.

"Des soldats français de la force Barkhane participent activement aux recherches avec des Maliens", ont confirmé à la fois le Quai d'Orsay et une source militaire française. Les autorités maliennes ont indiqué n'avoir pas reçu de revendication.

agences/jgal/kg

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Une région instable

Le nord du Mali est une région instable, dont le contrôle échappe encore largement aux forces de sécurité maliennes et étrangères qui participent à l'intervention militaire internationale toujours en cours dans le pays pour en chasser les groupes djihadistes.

Le nord du Mali était tombé en mars-avril 2012 sous la coupe de groupes jihadistes liés à Al-Qaïda, à la faveur de la déroute de l'armée face à une rébellion de groupes touareg.