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Guerre des mots entre Londres et Moscou après le rapport Litvinenko

La publication et les conclusions du rapport n'ont pas plu à Moscou. [Toby Melville - Reuters]
La publication et les conclusions du rapport n'ont pas plu à Moscou. [Toby Melville - Reuters]
"Un meurtre épouvantable commandité par un Etat", pour David Cameron. Une enquête qui "ressemble à une blague", pour Moscou. Le rapport d'un juge britannique sur l'empoisonnement d'Alexandre Litvinenko divise.

"Cela s'apparente (...) peut être à une blague. Visiblement, on peut relier ça à l'élégant humour britannique", a déclaré jeudi aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov, ironisant sur le rapport "basé sur les informations confidentielles de services secrets non identifiés".

>> Lire: Le KGB et Vladimir Poutine auraient "approuvé" le meurtre de Litvinenko

Les conclusions du rapport "ont été réalisées sur la base d'informations peu convaincantes avec l'utilisation abondante des mots "possiblement" et "probablement"", a ajouté le porte-parole.

"Empoisonner l'atmosphère"

Dmitri Peskov a en outre jugé que l'enquête, qui s'est déroulée à huis clos sur ordre du gouvernement britannique, était à même "d'empoisonner encore davantage l'atmosphère" entre la Russie et la Grande-Bretagne, regrettant que Londres ait choisi "la voie du gel non seulement de la coopération, mais également du dialogue".

Pour David Cameron, qui s'exprimait depuis Davos, le rapport "confirme ce que nous avons toujours cru, et ce que le dernier gouvernement travailliste croyait à l'époque de ce meurtre épouvantable, c'est-à-dire qu'il a été commandité par un État".

Gel des avoirs

"C'est pourquoi le précédent gouvernement avait décidé d'expulser les diplomates russes, de délivrer des mandats d'arrêt et de refuser de coopérer avec les agences de renseignement russes, des mesures qui persistent", a ajouté le dirigeant britannique.

"Aujourd'hui, nous avons ajouté (à ces mesures) un gel des avoirs et allons solliciter à nouveau les autorités judiciaires pour voir ce qui peut être fait", a expliqué David Cameron.

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afp/reuters/mre

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