Modifié le 27 décembre 2013 à 08:14

La crise politique pousse Erdogan à remanier le gouvernement turc

La contestation en Turquie pousse le Premier ministre Erdogan à remanier son gouvernement
La contestation en Turquie pousse le Premier ministre Erdogan à remanier son gouvernement 12h45 / 1 min. / le 26 décembre 2013
Le scandale financier qui agite la Turquie s'est transformé mercredi en crise politique majeure avec les démissions de trois ministres. Recep Tayyip Erdogan a annoncé un remaniement ministériel.

Le Premier ministre turc Recep Tayyip Erdogan s'est rendu mercredi soir chez le président Abdullah Gül en vue d'un remaniement ministériel imminent, ont rapporté les médias turcs. A l'issue de cet entretien, le Premier ministre turc a annoncé le remplacement de dix des vingt ministres de son gouvernement.

Parmi les ministres remerciés figure notamment celui des Affaires européennes Egemen Bagis, dont le nom a également été cité par la presse dans cette affaire qui secoue le sommet de l'Etat turc depuis huit jours.

Triple démission

Le ministre de l'Economie a ouvert la brèche mercredi matin en annonçant qu'il quittait ses fonctions, rapidement suivi par son collègue de l'Intérieur.

Ces deux proches de Recep Tayyip Erdogan concentraient sur eux toutes les critiques après l'incarcération samedi dernier de leurs fils, inculpés de corruption, fraude et blanchiment d'argent dans le cadre d'une enquête judiciaire liée à des ventes illégales d'or à l'Iran sous embargo.

Erdogan "au courant"

Quelques heures plus tard, c'est le ministre de l'Environnement Erdogan Bayraktar qui a à son tour annoncé son départ du gouvernement.

Mais contrairement à ses deux collègues, visiblement furieux d'avoir été poussé hors du gouvernement, il a jeté un pavé dans la mare en affirmant que le Premier ministre était parfaitement au courant de ses faits et gestes.

agences/gchi/mre

Publié le 25 décembre 2013 à 08:40 - Modifié le 27 décembre 2013 à 08:14

Manifestation dispersée à Istanbul

Des heurts ont opposé mercredi soir la police à une partie des quelque 5000 manifestants rassemblés à Istanbul pour réclamer la démission du Premier ministre Recep Tayyip Erdogan.

En milieu de soirée, les forces de l'ordre ont fait usage de gaz lacrymogène pour disperser la foule dans le quartier de Kadikoy, sur la rive asiatique de cette mégapole turque.

D'autres rassemblements hostiles au gouvernement ont été rapportés mercredi soir par les médias turcs dans le quartier stambouliote de Besiktas, non loin des bureaux du Premier ministre sur la rive européenne de la ville, ainsi que dans la capitale Ankara et à Izmir notamment.