Modifié le 14 décembre 2013 à 20:48

Feu vert des sociaux-démocrates à la "grande coalition" en Allemagne

Près de 76% des membres du SPD ont accepté l'accord de coalition gouvernementale en Allemagne.
Près de 76% des membres du SPD ont accepté l'accord de coalition gouvernementale en Allemagne. [Hannibal Hanschke - ]
Les membres du SPD allemand ont accepté l'accord de coalition gouvernementale négocié avec la CDU d'Angela Merkel, mettant fin à des semaines de tractations, a annoncé le parti samedi.

Le Parti social-démocrate allemand (SPD) a annoncé samedi que ses adhérents avaient approuvé dans un référendum interne le projet de gouvernement commun avec la CDU de la chancelière Angela Merkel.

La direction du SPD a annoncé une victoire du "oui" avec près de 76% des voix, dans le vote par correspondance organisé auprès de ses quelque 470'000 adhérents.

Salaire minimum

Ce résultat met un terme à des semaines de tractations difficiles pour former un gouvernement de "grande coalition" sous l'autorité de la chancelière conservatrice Angela Merkel, arrivée largement en tête des législatives du 22 septembre.

Malgré de fortes réticences parmi les militants SPD, l'alliance avec "l'ennemi" d'hier a été rendue envisageable par les concessions dans le domaine social acceptées par Angela Merkel, qui doit être réélue chancelière mardi par le Bundestag.

Le SPD a notamment poussé la chancelière à approuver la création d'un salaire minimum universel, une petite révolution en Allemagne.

afp/dk

Publié le 14 décembre 2013 à 15:16 - Modifié le 14 décembre 2013 à 20:48

Le nouveau gouvernement annoncé dimanche

Avec 41,5% des voix au soir des législatives du 22 septembre Angela Merkel avait frôlé la majorité absolue. Mais la défaillance de son allié libéral (FPD) éjecté du parlement, l'a obligé à de longues négociations avec les sociaux-démocrates arrivés deuxième (25,7%).

Le nouveau gouvernement de "grande coalition" doit être annoncé officiellement dimanche. Neuf postes seront attribués aux conservateurs (CDU/CSU), six aux sociaux démocrates. Mais la plupart des nominations ont déjà fuité dans la presse.