Publié

Silvio Berlusconi attend le verdict de la justice dans le Rubygate

Karima El Mahroug, alias Ruby.
La jeune Marocaine Karima El Mahroug, alias "Ruby la voleuse de coeurs", avait 17 ans à l'époque des "Bunga Bunga".
Après deux ans de procès, le verdict concernant le Rubygate, où Silvio Berlusconi est accusé notamment de prostitution de mineure, devrait tomber lundi.

L'ancien chef du gouvernement italien Silvio Berlusconi attend lundi le verdict du tribunal de Milan dans le procès Rubygate, où il est accusé d'abus de pouvoir et prostitution de mineure, une décision qui pourrait peser sur la stabilité politique de la péninsule.

Après deux ans de procès, l'audience consacrée à la décision sur le verdict a débuté peu après 7H30 GMT notamment avec le dépôt par la défense du Cavaliere d'un ultime "mémo" contenant ses arguments.

Très vite, les trois magistrates qui décideront du sort du magnat se sont enfermées en "chambre du conseil" pour délibérer.

Jusqu'à 5 ans de prison

Le Corriere della Sera, le premier quotidien du pays, s'est fait l'écho d'un grand pessimisme dans le camp Berlusconi, son entourage le décrivant comme d'"humeur noire, prêt au pire". Une peine de 5 ans de prison a été demandée.

Plusieurs médias ont souligné que Silvio Berlusconi percevait son soutien au gouvernement de coalition comme une protection contre les poursuites judiciaires, mais en l'absence de cette protection "son intérêt à soutenir le gouvernement disparaîtrait".

ats/pb

Publié

Aucun jugement définitif

Depuis son entrée en politique en 1994, le Cavaliere a été condamné à un total de 11 ans et cinq mois de prison ferme, dont trois ans couverts par une amnistie, pour des délits comme corruption, faux en bilan, financement illicite d'un parti politique ou autre, mais aucun de ces jugements n'a jusqu'à présent été définitif, Silvio Berlusconi ayant bénéficié soit d'un acquittement, soit de la prescription, tandis que pour deux d'entre eux des recours et procédures d'appels sont en cours.

Ruby et les soirées "Bunga Bunga"

Entamé en avril 2011, le procès tourne autour des dîners à l'ambiance débridée, décrits comme des "orgies" par le parquet de Milan, organisés au printemps 2010 dans la villa de Silvio Berlusconi à Arcore, près de Milan: les soirées "Bunga Bunga", auxquelles a participé, entre autres, la jeune Marocaine Karima El Mahroug, alias "Ruby la voleuse de coeurs", qui avait 17 ans à l'époque.