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Facebook et Microsoft très sollicités par le gouvernement américain

Dans un communiqué, Facebook a assuré protéger "de manière agressive" les données de ses utilisateurs. [Paul Sakuma - Keystone]
Dans un communiqué, Facebook a assuré protéger "de manière agressive" les données de ses utilisateurs. [Paul Sakuma - Keystone]
En plein scandale des révélations sur l'espionnage de masse d'internet par les Etats-Unis, Facebook et Microsoft ont révélé vendredi avoir reçu des milliers de demandes d'information des autorités américaines en six mois.

Facebook et Microsoft ont révélé avoir reçu en 2012 des milliers de demandes d'information des autorités américaines sur des utilisateurs liées à la sécurité nationale regrettant ne pas pouvoir dire combien relevaient du programme secret de surveillance mondiale d'internet.

Depuis les révélations de l'ancien consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) Edward Snowden la semaine dernière, les géants de l'internet comme Apple, Google, Microsoft et Yahoo ont démenti les affirmations selon lesquelles la NSA avait un accès direct à leurs serveurs.

Plus de transparence

Facebook et Microsoft ont été les premiers à vouloir jouer la transparence. Les deux géants ont affirmé avoir reçu au second semestre 2012, des milliers de demandes d'informations des agences américaines sur des utilisateurs: entre 6000 à 7000 pour Microsoft et entre 9000 à 10'000 pour Facebook.

Mais les deux entreprises n'ont pas confirmé dans quelle mesure ces demandes émanaient du programme Prism. Elles concernent entre 310'000 et 32'000 comptes clients pour Microsoft, contre 18'000 à 19'000 pour Facebook.

Le réseau social assure ne pas avoir systématiquement répondu à toutes les requêtes. Ces demandes concernaient des faits allant de la disparition d'un enfant à des menaces terroristes, en passant par des délits mineurs.

agences/cab

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Manif pour Edward Snowden

Des centaines de personnes ont manifesté samedi à Hong Kong pour que les autorités n'extradent pas Edward Snowden, l'ancien consultant de l'Agence nationale de sécurité (NSA) à l'origine des fuites sur ce programme appelé Prism, visé depuis jeudi par une enquête du FBI.

"Pour la défense de la liberté d'expression! Protégez Snowden! Pas d'extradition!", ont scandé des avocats, des militants issus de 27 associations de droits de l'homme et des expatriés devant le consulat américain de Hong Kong, ville où Edward Snowden s'est vraisemblablement réfugié.