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Heurts autour d'un camp pro-palestinien à Los Angeles, des manifestants délogés par la police à New York

La police américaine a délogé les étudiants retranchés dans l’université new-yorkaise de Columbia
La police américaine a délogé les étudiants retranchés dans l’université new-yorkaise de Columbia / 19h30 / 3 min. / le 1 mai 2024
Des affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi, en marge d'un rassemblement pro-palestinien sur le campus de l'Université UCLA, à Los Angeles. À New York, la police est intervenue manu militari à l'université Columbia pour déloger les manifestants qui se barricadaient dans un bâtiment depuis la nuit précédente.

"A la demande d'UCLA, en raison de nombreux actes de violence commis dans le campement à l'intérieur du campus, le LAPD intervient pour assister la police de l'université et restaurer l'ordre et la sécurité", a annoncé la police de la ville de Los Angeles sur X.

Des manifestants et des contre-manifestants s'affrontaient à coups de bâton, se lançaient des objets et tiraient des feux d'artifice les uns sur les autres, selon les images des télévisions. Les heurts opposent des groupes pro-palestiniens et pro-israéliens, d'après CNN.

Manifestants délogés à New York

La police de New York a délogé mardi soir des manifestants pro-palestiniens barricadés dans un bâtiment de l'université Columbia, intervenant manu militari dans l'épicentre de la mobilisation pro-palestinienne sur les campus américains.

C'est en tenue antiémeute, aidés d'un véhicule d'intervention avec échelle, que des dizaines, voire des centaines de policiers, sont entrés sur le campus. Des agents casqués, grimpant sur l'échelle, sont ensuite entrés via une fenêtre dans le bâtiment occupé.

>> Voir les images de l'évacuation :

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Opération policière à Columbia / L'actu en vidéo / 1 min. / le 1 mai 2024

Des dizaines de personnes, certains portant le keffieh, ont été interpellées et placées dans des bus de la police, a constaté l'AFP. A l'extérieur du campus, la foule criait "Palestine libre!".

Comme ailleurs, les étudiants de Columbia, université privée, veulent que la direction coupe les ponts avec des mécènes ou entreprises liés à Israël.

>> Les explications de Jordan Davis dans La Matinale :

Des dizaines de manifestants pro-palestiniens ont été arrêtés sur le campus de l'université Columbia à New York. [Keystone/AP Photo - Marco Postigo Storel]Keystone/AP Photo - Marco Postigo Storel
Le point sur la situation à l'Université de Columbia à New York où la police a délogé des dizaines de manifestants pro-palestiniens / La Matinale / 1 min. / le 1 mai 2024

Accord à Providence

Un campus d'élite du nord-est, Brown University à Providence dans le Rhode Island, a annoncé de son côté un accord avec les étudiants : démantèlement du campement contre un vote de l'université en octobre sur d'éventuels "désinvestissements de 'sociétés qui rendent possible et profitent du génocide à Gaza'".

Depuis deux semaines, de nombreuses unversités à travers le pays font face à des manifestants, parfois quelques dizaines seulement, qui occupent leur campus pour s'opposer à la guerre menée par Israël à Gaza contre le Hamas.

>> Notre suivi de la guerre au Proche-Orient : Benjamin Netanyahu promet une offensive sur Rafah, "avec ou sans" accord de trêve

afp/vkiss

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Réactions politiques

A six mois de la présidentielle dans un pays polarisé, ce mouvement estudiantin a fait vivement réagir le monde politique.

Joe Biden "doit faire quelque chose" contre ces "agitateurs payés", a déclaré mardi soir sur Fox News le candidat républicain Donald Trump. "Il nous faut mettre fin à l'antisémitisme qui gangrène notre pays aujourd'hui", a-t-il ajouté.

"Alors que l'université Columbia est plongée dans le chaos, Joe Biden est absent parce qu'il a peur de s'attaquer au sujet", a écrit sur X le chef républicain de la Chambre des représentants Mike Johnson dans la soirée. Il réclame depuis longtemps le départ de sa présidente, Minouche Shafik.

"Occuper par la force un bâtiment universitaire est la mauvaise approche" et ne représente "pas un exemple de manifestation pacifique", avait tonné avant l'intervention de la police John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale du président démocrate Joe Biden.