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Une sportive espagnole a passé 500 jours dans une grotte

Une sportive espagnole vient de passer plus de 500 jours isolée dans une grotte pour une expérience scientifique
Une sportive espagnole vient de passer plus de 500 jours isolée dans une grotte pour une expérience scientifique / 19h30 / 1 min. / le 17 avril 2023
Une sportive espagnole de l'extrême est revenue à l'air libre vendredi matin après avoir passé, en deux fois, un total de 500 jours, coupée du monde à 70 mètres de profondeur.

"Je suis toujours ancrée au 21 novembre 2021. Je ne sais pas ce qui s'est passé dans le monde, (...) pour moi le Covid est toujours là !" explique Beatriz Flamini, lundi dans le 19h30 de la RTS.

Beatriz Flamini, 50 ans, est remontée à la surface avec l'aide de spéléologues. Elle a indiqué être descendue le 21 novembre 2021 dans cette cavité située à quelque 10 km de Motril, une petite ville située dans le sud de l'Andalousie (région sud de l'Espagne), soit un total de 508 jours si on exclut les deux journées de la descente et de la remontée.

Mais selon plusieurs médias espagnols, dont le quotidien El País, Beatriz Flamini a dû interrompre cette expérience et remonter environ une semaine à la surface pour des raisons ayant trait à sa sécurité, avant de redescendre dans cette grotte.

Une expérience scientifique

Son séjour dans cette cavité de la sierra andalouse s'inscrivait dans le cadre d'une expérience scientifique destinée à évaluer l'impact physique et mental d'un isolement total et d'une perte de repères temporels de longue durée.

Lors d'une conférence de presse organisée à Motril environ deux heures après sa sortie définitive de la cave, Beatriz Flamini, s'est excusée plusieurs fois pour ses difficultés à trouver ses mots.

La sportive a expliqué qu'elle disposait simplement de livres, d'une lumière artificielle et de caméras pour enregistrer son expérience, mais qu'elle n'avait eu ni téléphone, ni appareil pour savoir l'heure ou le jour de l'année, "ce n'est pas que le temps passe plus vite ou plus lentement. C'est que le temps ne passe pas parce qu'il est toujours 04:00 du matin," explique-t-elle dans le 19h30.

Une résistance extrême

"Des défis de ce genre, il y en a eu beaucoup, mais aucun avec toutes les caractéristiques de celui-ci: seule et dans un isolement total, sans contact avec l'extérieur, sans lumière (naturelle), sans référence au temps", a commenté David Reyes, membre de la Fédération andalouse de spéléologie, qui était chargée de la sécurité de l'athlète.

Pour sa part, le ministre espagnol du tourisme, Héctor Gómez, a salué, dans une interview à la télévision publique espagnole (TVE), la performance de l'athlète, décrivant "une manifestation de résistance extrême".

afp/miro

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