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Le suspect de l'agression du mari de Nancy Pelosi inculpé

Le domicile du couple Pelosi à San Francisco au lendemain de l'agression de Paul Pelosi. [Keystone - Eric Risberg]
Le suspect de l'agression du mari de Nancy Pelosi inculpé / La Matinale / 1 min. / le 1 novembre 2022
L'homme suspecté de la violente attaque "à motif politique" du mari de la cheffe des démocrates au congrès des Etats-Unis Nancy Pelosi a été inculpé de tentatives de meurtre et d'enlèvement, ont annoncé lundi les autorités américaines. Il cherchait l'élue, qui était absente de son domicile.

Il a déclaré lors de son arrestation avoir eu l'intention de lui "briser les rotules" si elle mentait, selon un document judiciaire fédéral. Il s'était introduit vendredi matin dans le domicile du couple, à San Francisco, équipé notamment de corde, de paires de gants et de ruban adhésif, a précisé le ministère américain de la justice dans un communiqué.

Ces éléments prouvent, selon le ministère, qu'il avait l'intention d'enlever la responsable, un chef d'inculpation fédéral qui pourrait lui valoir jusqu'à 20 ans de prison. Avoir agressé son mari lui fait encourir une autre peine de prison pouvant aller jusqu'à 30 ans, a déclaré le ministère de la justice.

Lundi soir, la procureure de San Francisco a annoncé une volée de nouveaux chefs d'inculpation, notamment tentative de meurtre et cambriolage, cette fois au niveau local et non fédéral. Il s'agissait d'une attaque "à motif politique" et il pourrait être condamné à la prison à vie, a précisé la procureure.

>> Lire aussi : Le mari de Nancy Pelosi agressé au domicile du couple à San Francisco

Complotisme

L'homme était entré dans la chambre du couple en cherchant Nancy Pelosi, qui se trouvait à Washington ce jour-là. Son arrivée avait réveillé Paul Pelosi, 82 ans, qui avait eu le temps d'appeler le numéro d'urgence 911 avant que le suspect ne l'attaque avec un marteau.

Après son arrestation, l'agresseur avait déclaré aux agents qu'il jugeait Nancy Pelosi responsable des "mensonges" propagés selon lui par le parti démocrate, d'après un document judiciaire joint au communiqué du ministère.

Précisant avoir eu l'intention de la prendre en otage et de lui parler, l'homme avait expliqué que si elle lui disait "la vérité", il la libérerait, mais que "si elle 'mentait', il lui 'briserait les rotules'", selon cette même source. Paul Pelosi a "subi la punition à sa place", avait affirmé le suspect.

Cette agression s'est produite à une dizaine de jours des élections de mi-mandat, lors desquelles les démocrates risquent fort de perdre leur majorité à la chambre des représentants.

Election volée

Le suspect, qui vivait dans un garage dans une petite ville près de San Francisco, avait partagé sur les réseaux sociaux ces derniers mois des publications affirmant que l'élection avait été volée ou que les vaccins anti-Covid-19 ne fonctionnaient pas. Un proche a affirmé qu'il s'était récemment tourné vers le complotisme d'extrême droite.

Nancy Pelosi s'était dit "traumatisée" samedi par l'agression, précisant que l'état de santé de Paul Pelosi, opéré pour une fracture du crâne et des blessures au bras et aux mains vendredi, continuait de s'améliorer.

La classe politique américaine s'était montrée quasi unanime dans sa condamnation de l'attaque. Le président américain Joe Biden notamment avait dénoncé un acte "ignoble".

ats/fgn

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Le suspect plaide non coupable

L'homme soupçonné d'avoir sauvagement agressé le mari Nancy Pelosi a plaidé non coupable mardi. Il a toutefois déclaré aux enquêteurs qu'il était en "mission-suicide" et projetait de s'en prendre à "plusieurs personnalités politiques éminentes", ainsi qu'à des membres de leurs familles et à un professeur de la région, selon un document publié mardi par le parquet de San Francisco.

Après une brève comparution en tenue orange de détenu, il a été placé en détention provisoire par une juge de San Francisco, selon le San Francisco Chronicle. L'homme de 42 ans a également été interdit de tout contact avec Nancy Pelosi ou son mari, et de s'approcher à moins de 135 mètres de leur maison de San Francisco, où l'agression a eu lieu vendredi.