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Une vingtaine de morts après des frappes israéliennes sur la bande de Gaza

De la fumée s'élève après un raid israélien dans la région de Rafah. [Ibrahim Khatib /Citizenside - AFP]
Des raids israéliens à Gaza font 4 morts dont un enfant et un chef jihadiste / Le Journal horaire / 45 sec. / vendredi à 17:02
Israël poursuit vendredi ses frappes dans la bande de Gaza contre le Djihad islamique, dont elle estime avoir tué quinze combattants, tandis qu'une dizaine de civils parmi lesquels une enfant ont également péri, selon les autorités de l'enclave palestinienne.

Lors de cette "attaque préventive" contre l'organisation Djihad islamique, 15 combattants ont été tués, a estimé après une première série de raids un porte-parole militaire israélien, Richard Hecht. Il a précisé que l'Etat hébreu s'attendait maintenant à des tirs de roquettes depuis Gaza vers le centre du pays.

En soirée, l'armée a annoncé poursuivre ses frappes, notamment à l'est de la ville de Gaza, selon des témoins. Le Djihad islamique, organisation considérée comme terroriste par Israël, l'Union européenne et les Etats-Unis, a confirmé la mort d'un de ses chefs, Tayssir Al-Jabari. Des centaines de personnes ont assisté dans la soirée à ses funérailles.

Quartier résidentiel visé

Le ministère de la Santé à Gaza a de son coté fait état de dix morts, "dont une fillette de cinq ans", et de 55 blessés. La première salve de frappes a notamment visé Khan Younès (sud) et un quartier résidentiel dans le centre de la ville de Gaza, ont indiqué des témoins et des sources de sécurité palestiniennes.

A Gaza, des journalistes de l'AFP ont vu des blessés être évacués par les services de secours, des pompiers s'activer pour éteindre des incendies et des habitants se presser dans des morgues.

"L'ennemi sioniste a commencé cette agression et doit s'attendre à ce que nous nous battions sans relâche (...) Il n'y aura aucune trêve après ce bombardement", a déclaré le secrétaire général du Djihad islamique Ziad al-Nakhala dans un entretien avec la télévision libanaise.

Crainte de représailles

Ces raids sur le territoire de 2,3 millions d'habitants, sous blocus israélien, surviennent après l'arrestation lundi d'un chef du Djihad islamique en Cisjordanie occupée, Bassem Saadi.

Depuis, les autorités israéliennes craignaient des attaques en représailles en provenance de Gaza, enclave contrôlée par les islamistes du Hamas et où le Djihad islamique est bien implanté. L'armée avait déployé des renforts dans la zone adjacente au territoire palestinien, dont des chars. Des routes avaient été bloquées et des trains supprimés.

Vendredi, les brigades Al-Qods, branche armée du Djihad islamique, ont lancé "plus de cent roquettes" vers le sol israélien en guise de "première réponse" aux frappes israéliennes ayant notamment tué un des chefs du groupe, Tayssir Al-Jabari.

L'autorité palestinienne condamne

A Ramallah en Cisjordanie, la présidence palestinienne a condamné "l'agression israélienne" et tenu l'Etat hébreu pour responsable de la "dangereuse escalade".

Israël impose depuis 2007 un strict blocus à Gaza, micro-territoire miné par la pauvreté et le chômage. L'armée israélienne avait ordonné mardi la fermeture des passages frontaliers, contraignant des milliers de Gazaouis, titulaires de permis de travail en Israël, à rester chez eux.

Cette fermeture a ralenti la livraison de diesel, nécessaire pour alimenter la centrale électrique de Gaza. Cette unique centrale risque de fermer en raison d'un manque de carburant, avait alerté jeudi son directeur.

agences/hkr

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Des guerres qui se succèdent

Israël et des groupes armés de Gaza se sont livré plusieurs guerres, dont la dernière date de mai 2021. Sur fond de tensions ayant débuté à Jérusalem-Est, la guerre de 11 jours avait fait 260 morts côté palestinien, parmi lesquels de nombreux combattants, et 13 morts en Israël, incluant un soldat, d'après les autorités locales.

Les dernières frappes d'Israël sur Gaza avaient visé, le 19 juillet, une position du Hamas après un coup de feu en provenance de l'enclave.