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L'armée russe se retire de l'île aux Serpents, une victoire importante pour Kiev

- L'armée russe a annoncé jeudi s'être retirée de l'île aux Serpents, en mer Noire, où elle subissait depuis des semaines des bombardements ukrainiens sur cette une position stratégique. La Russie a présenté ce retrait comme un "geste de bonne volonté" démontrant qu'elle ne cherche pas à entraver la mise en place d'un couloir humanitaire dans cette zone. Kiev a salué un "excellent travail" de ses troupes pour parvenir à cette victoire symbolique.

- Joe Biden a annoncé jeudi que les États-Unis allaient livrer à Kiev une nouvelle aide militaire représentant "plus de 800 millions de dollars" en défense anti-aérienne, artillerie et autres équipements.

- Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne sera pas présent à Lugano lundi et mardi pour la conférence sur la reconstruction de son pays, car la situation sécuritaire ne lui permet pas de quitter son pays. La délégation sera emmenée par le Premier ministre Denys Chmygal.

- Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

Suivi assuré par RTSinfo

06h00

Le suivi de la journée de vendredi

21h30

Erdogan menace de nouveau de bloquer l'adhésion de la Suède et la Finlande

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a de nouveau menacé de bloquer l'adhésion de la Suède et de la Finlande à l'Otan, moins de quarante-huit heures après l'accord entre les trois pays.

S'adressant à la presse en clôture du sommet de l'Alliance atlantique, à Madrid, il a sommé les deux pays nordiques de "prendre leur part" dans la lutte contre le terrorisme sous peine d'enterrer le mémorandum signé mardi soir.

20h45

La Biélorussie supprime les visas pour les Polonais pour six mois

La Biélorussie a annoncé qu'elle supprimait pour six mois les visas pour les ressortissants polonais afin de favoriser les relations de "bon voisinage". Le président Alexandre Loukachenko "a décidé de mettre en place un régime temporaire d'entrée sans visa pour les citoyens de Pologne", a indiqué le Comité national des gardes-frontières bélarusses.

Les ressortissants polonais pourront également se rendre dans les zones frontalières bélarusses sans l'autorisation spéciale qui était requise avant, poursuit le communiqué.

Il suffira aux Polonais d'expliquer oralement aux gardes-frontières la raison de leur venue dans cette zone et préciser quelles localités ils comptent visiter, ajoute-t-il.

Proche alliée de Moscou, Alexandre Loukachenko a déjà autorisé les ressortissants de Lituanie et de Lettonie à se rendre au Bélarus sans visa jusqu'à la fin de l'année.

20h20

L'Estonie et la Lettonie collaborent pour leur défense

Les ministres estonien et letton de la Défense ont signé en marge du sommet de l'Otan à Madrid une lettre d'intention sur l'acquisition conjointe de systèmes de défense aérienne de moyenne portée.

"L'agression de la Russie en Ukraine démontre clairement la nécessité de disposer de systèmes de défense aérienne", a souligné le ministre letton de la Défense Artis Pabriks.

"Je suis ravi que nous mettions en oeuvre ce projet avec l'Estonie, renforçant ainsi notre coopération régionale et notre défense commune", a-t-il ajouté.

Selon son homologue estonien, Kalle Laanet, "le sommet de l'Otan a envoyé un message clair: ceux qui sont prêts à se défendre seront aidés".

19h55

Situation "extrêmement difficile" à Lyssytchansk

La situation à Lyssytchansk, ville de l'est de l'Ukraine sous pression de l'armée russe, est "extrêmement difficile" avec des bombardements "très puissants", rendant impossibles les évacuations de civils, a annoncé le gouverneur régional.

Selon lui, les forces de Moscou restent toutefois "à la périphérie" de la ville, où ne se déroulent pas de combats de rues dans l'immédiat.

Il a démenti des affirmations des séparatistes prorusses combattant aux côtés des forces de Moscou, qui ont assuré jeudi contrôler la moitié de la ville, située de l'autre côté de la rivière face à celle de Severodonetsk, capturée la semaine dernière par l'armée russe.

19h10

Plus d'un milliard de dollars d'avoirs d'un oligarque russe gelés aux Etats-Unis

Le Trésor américain a annoncé le gel d'avoirs supérieurs à un milliard de dollars d'une société basée aux Etats-Unis et contrôlée par l'oligarque et homme politique russe Suleiman Kerimov, déjà sanctionné par Washington.

Une enquête des autorités américaines a "révélé que Kerimov a utilisé une série complexe de structures légales et d'hommes de paille pour dissimuler ses intérêts dans Heritage Trust", une société implantée dans le Delaware (est des Etats-Unis), affirme le Trésor dans un communiqué.

18h50

Moscou convoque l'ambassadrice britannique

L'ambassadrice du Royaume-Uni à Moscou a été convoquée au ministère russe des Affaires étrangères qui a protesté auprès d'elle contre les propos "grossiers" du Premier ministre Boris Johnson sur le président Vladimir Poutine, a indiqué la diplomatie russe.

La Russie a protesté "fermement" auprès de Deborah Bronnert contre "les propos ouvertement grossiers des autorités britanniques à l'égard de la Russie, de son dirigeant, de ses responsables, ainsi que du peuple russe", précise-t-elle dans un communiqué.

"Dans une société polie, il est de coutume de s'excuser pour des propos de ce genre", a souligné la diplomatie russe, en dénonçant une "rhétorique insultante inacceptable".

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a déclaré mardi soir à la chaîne de télévision allemande ZDF que Vladimir Poutine n'aurait pas déclenché l'offensive en Ukraine s'il avait été une femme. Il a ensuite dénoncé cette opération militaire russe comme "un exemple parfait de toxicité masculine", en clôture du sommet du G7 en Allemagne.

18h20

Un "rideau de fer" s'abat entre la Russie et l'Occident, juge Sergeï Lavrov

Un "rideau de fer" est en train de s'abattre entre la Russie et l'Occident, sur fond d'une crise diplomatique sans précédent en raison du conflit ukrainien, a affirmé le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Que (les Occidentaux) fassent attention et qu'ils ne se coincent pas (les doigts) dedans. Le processus est en cours", a-t-il ironisé.

Selon Sergeï Lavrov, l'UE "ne montre aucun intérêt à comprendre les intérêts" russes et ses décisions sont dictées "par Washington". Le ministre a jugé que le sommet de l'Otan cette semaine démontrait que les Etats-Unis veulent "soumettre tous les Etats à leur volonté".

Les fondements de l'Otan critiqués

Alors que la Suède et la Finlande s'apprêtent à rejoindre l'Otan, les autorités russes ne cachent pas qu'elles perçoivent l'alliance comme une menace, même si Vladimir Poutine a précisé mercredi qu’il respectait le choix souverain de ces deux pays.

Mais le président russe a déploré l’adhésion à l’Otan de ces deux pays scandinaves avec lesquels il dit entretenir de bonnes relations, du moins bien meilleures que celles qui existent entre Kiev et Moscou.

Vladimir Poutine a encore souligné que leur adhésion, et le déploiement de troupes et de matériels de l’Otan sur leur territoire, entraînerait forcément des mesures symétriques côté russe.

Reste que le leader russe a critiqué beaucoup plus vigoureusement les fondements mêmes de l’Otan. Il l’a qualifiée de reliquat de la Guerre froide, d’outil politique pour les Etats-Unis qui s’en servent pour rassembler leurs alliés autour d’eux. A ses yeux, toute cette mobilisation autour de l’Ukraine ne sert qu’un seul but: c'est un moyen pour les Américains de renforcer leur leadership, leur hégémonie, et par extension, leurs ambitions impérialistes.

>> Ecouter les précisions de Forum :

Moscou réagit négativement à l'élargissement de l'Otan
Moscou réagit négativement à l'élargissement de l'Otan / Forum / 2 min. / le 30 juin 2022

18h00

L'île des Serpents, un revers important pour les Russes

Selon les experts, l'abandon de l'île des Serpents par les Russes est un réel succès pour l'Ukraine et un cuisant revers pour Moscou, sans pour autant nécessairement faire basculer le cours de la guerre.

"C'est un développement important dans la guerre, qui desserre le carcan naval russe", analyse une source militaire française. "Une défaite pour la Russie, une humiliation, sans aucun doute", relève l'analyste naval HI Sutton.

Caillou stratégique

Ce caillou stratégiquement placé à quelques dizaines de kilomètres des côtes ukrainiennes, roumaines et de l'embouchure du Danube, une importante artère fluviale européenne, avait été conquis dès les premiers jours du conflit, au terme du fameux épisode des gardes-côtes ukrainiens rétorquant au croiseur russe Moskva - coulé plusieurs semaines plus tard- d'aller "se faire foutre".

"La Russie voulait vraiment la garder, elle a investi beaucoup de moyens humains et du matériel onéreux", explique HI Sutton, parlant des systèmes de défense antiaérienne que Moscou y a déployés depuis le début de la guerre.

L'île aux Serpents, un caillou en mer Noire. [Keystone - EPA/Maxar Technologies]
L'île aux Serpents, un caillou en mer Noire. [Keystone - EPA/Maxar Technologies]

Un coût élevé

"Le coût pour conserver l'île était beaucoup plus élevé que prévu par la Russie", estime Tayfun Ozberk, un autre analyste naval et ancien officier de la marine turque. "Cela consommait du matériel, des ressources", ajoute Igor Delanoë, le directeur adjoint de l'Observatoire franco-russe et spécialiste de la marine russe, tandis que la source militaire met en exergue "l'élongation logistique pour ravitailler sous le feu ukrainien".

Car ce repli russe est avant tout provoqué par les armes occidentales fournies à l'Ukraine, des missiles antinavires Harpoon aux systèmes d'artillerie comme les canons Caesar et les lance-roquettes guidées Himars. Les Ukrainiens ont tenté au moins une fois un assaut sur cet îlot mais ont été repoussés. Ils ont donc bombardé sans relâche.

Tombeau vide

Au final, ce confetti restera sans doute un tombeau vide, doublement scellé par les armes occidentales et les missiles russes, même si les Ukrainiens affirment le contraire.

En effet, les mêmes causes produisant les mêmes effets, si les Ukrainiens s'aventuraient à installer des soldats et des équipements sur ce caillou, ils se retrouveraient sous le feu de la Russie, qui conserve malgré les pertes qu'elle a enregistrées l'hégémonie en mer.

17h40

Des artistes LGBT russes et ukrainiens trouvent refuge à Paris

Alexeï, Gena et Angelou sont artistes, jeunes et queer. La guerre les a forcés à fuir leur Russie natale pour se réfugier à Paris, où l'Atelier des artistes en exil leur vient en aide.

L’organisation a mis en place une "hotline" pour les artistes ukrainiens et russes. Une centaine d’exilés des deux bords ont été pris en charge et apporte de l'aide pour les visas, un accompagnement psychologique ou des espaces de travail.

La fuite était une évidence, en particulier pour Gena, performeuse transgenre. Avec la guerre, celle qui est encore assignée homme sur ses papiers était terrorisée à l'idée d'être mobilisée.

Outre le manque de libertés déjà préexistant, les personnes LGBT craignent aussi la répression. C’est le cas d'Angelou, styliste de 23 ans non binaire. A Moscou, "on arrêtait les femmes et les queer, on les obligeait à se déshabiller, on versait de l'eau froide sur eux", raconte l’artiste.

En France, elle a repris son activité et prend des cours de français avec sa petite amie Xenia, décoratrice.

>> Écouter le témoignage des artistes russes :

Alexeï, Gena, Angelou, trois artistes LBGT, ont dû quitter la Russie pour continuer à pouvoir travailler
Alexeï, Gena, Angelou, trois artistes LGBT, ont dû quitter la Russie pour continuer à pouvoir travailler / L'actu en vidéo / 1 min. / le 30 juin 2022

>> Lire aussi : Des artistes LGBT russes et ukrainiens ont trouvé refuge à Paris

17h15

Le président indonésien dit avoir remis à Poutine un message de Zelensky

Le président indonésien Joko Widodo a annoncé avoir remis à son homologue russe Vladimir Poutine un message du dirigeant ukrainien Volodymyr Zelensky, sans en révéler le contenu.

15h50

Erdogan appelle à "intensifier" les efforts de paix

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a appelé à Madrid à "intensifier" les efforts en faveur d'un "cessez-le-feu durable" en Ukraine. Pour la Turquie il n'y aura pas de perdants avec la paix", a-t-il déclaré devant la presse à la clôture du sommet de l'Otan.

Depuis le début de la guerre entre la Russie et l'Ukraine le 24 février, Ankara essaie de maintenir le contact avec les deux parties et a proposé sa médiation.

"Nous maintenons une ligne équilibrée, pas une politique agressive. Nous importons plus de 40% de notre gaz de Russie, nous construisons une centrale nucléaire avec la Russie, tout ceci est d'une grande importance pour nous", a-t-il justifié.

15h20

Biden annonce une nouvelle aide militaire de 800 millions

Joe Biden a annoncé jeudi, en conclusion d'un sommet de l'Otan à Madrid, que les États-Unis allaient livrer à Kiev une nouvelle aide militaire représentant "plus de 800 millions de dollars" en défense anti-aérienne, artillerie et autres équipements.

Cette nouvelle aide sera détaillée "dans les prochains jours", a ajouté Joe Biden dans un discours. Il s'agira par exemple d'un nouveau système de défense aérienne, que le président ukrainien Volodymyr Zelensky réclame depuis des mois aux pays occidentaux, et de munitions.

Depuis le début de l'invasion russe, le 24 février dernier, le gouvernement américain a promis à l'Ukraine des armes et des équipements militaires pour une valeur d'environ 7 milliards de dollars (6,7 milliards d'euros), dont une partie a déjà été livrée.

15h00

Aucune nouvelle depuis un mois des résistants de l'usine Azovstal à Marioupol

Sont-ils morts ou vivants? Sont-ils torturés? Comment sont-ils considérés par Moscou? Un mois après leur reddition, les militaires ukrainiens de l'usine Azovstal qui ont résisté durant de longues semaines sous l'aciérie de Marioupol sont portés disparus et leurs proches exigent des nouvelles.

Rencontrées par l'AFP à Paris et Kiev, des proches de ces soldats portent des t-shirts marqués "Free Azovstal defenders" (Libérez les défenseurs d'Azovstal) et militent pour avoir des nouvelles. Elles racontent l'insoutenable attente depuis le 20 mai, quand leur commandant Denys Prokopenko, un large pansement au bras droit et le gauche tuméfié, a confirmé que "le commandement militaire supérieur (avait) donné l'ordre de sauver les vies des militaires de notre garnison et d'arrêter de défendre la ville".

>> Plus de détails : Aucune nouvelle depuis un mois des résistants de l'usine Azovstal à Marioupol

14h30

Le Premier ministre Denys Chmygal emmènera l'Ukraine à Lugano

Le président ukrainien Volodymyr Zelensky ne sera pas présent à Lugano (TI) lundi et mardi pour la conférence sur la reconstruction de son pays. La délégation sera emmenée par le Premier ministre Denys Chmygal.

En présentant la conférence il y a un mois, le président de la Confédération Ignazio Cassis avait affirmé que l'un de ces deux dirigeants viendrait au Tessin, mais que la décision serait prise au dernier moment. La situation sécuritaire ne permet pas à Volodymyr Zelensky de quitter son pays.

Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal. [AFP - Hennadii Minchenko]
Le Premier ministre ukrainien Denys Chmygal. [AFP - Hennadii Minchenko]

Face à la guerre, "il est la première personne responsable. La loi l'oblige à rester en Ukraine", a déclaré à Berne à la presse l'ambassadeur ukrainien en Suisse Artem Rybchenko. Il a ajouté que le chef de l'Etat, qui s'exprimera par vidéo, a été associé à la préparation de la conférence "dès le début".

Au total, plus de 1000 participants, dont ceux de près de 40 Etats et une quinzaine d'organisations internationales, se retrouveront dans une ville sous haute sécurité. L'armée viendra soutenir le dispositif et la portée dépassera la région, puisque les grandes délégations arriveront à Lugano par des villes voisines.

13h55

16 millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire, selon l'ONU

Quelque seize millions d'Ukrainiens ont besoin d'aide humanitaire et plus de six millions sont toujours déplacés à l'intérieur du pays, a déclaré la coordinatrice humanitaire de l'ONU dans le pays en guerre Osnat Lubrani.

"Plus de six millions de personnes sont toujours déplacées à l'intérieur du pays. Quelque cinq millions de personnes ont maintenant réussi à rentrer chez elles, mais beaucoup savent qu'elles pourraient être contraintes de fuir à nouveau", a-t-elle poursuivi.

Selon l'Organisation internationale pour les migrations, qui fait partie du système de l'ONU, ce chiffre des retours concerne tant les personnes déplacées à l'intérieur que celles rentrées de l'étranger.

13h30

Emmanuel Macron: "L'Otan n'est pas en guerre"

L'Otan n'est pas en guerre et la Russie porte seule la responsabilité du conflit en Ukraine, a déclaré le président français Emmanuel Macron lors d'une conférence de presse à l'issue d'un sommet de l'Alliance à Madrid.

"Si le continent européen n'est plus en paix, l'Alliance atlantique pour autant n'est pas en guerre", a déclaré le président français en soulignant que "la Russie porte seule la responsabilité de cette guerre ainsi que les conséquences graves qu'elle impose au monde entier".

"L'Ukraine ne fait pas partie de l'Otan (...) mais le combat qu'elle mène pour se défendre est le nôtre" et elle bénéficiera donc du soutien de l'Alliance "aussi longtemps qu'il le faudra", a poursuivi Emmanuel Macron.

12h00

Moscou affirme détenir plus de 6000 prisonniers de guerre ukrainiens

La Russie a affirmé jeudi qu'elle détenait "plus de 6000" prisonniers de guerre ukrainiens, confirmant par ailleurs avoir échangé la veille 144 combattants ukrainiens contre autant de Russes et séparatistes prorusses.

Le porte-parole du ministère russe de la Défense a confirmé que Kiev et Moscou avaient procédé à un échange de 144 prisonniers mercredi, comme annoncé par le gouvernement ukrainien. Il s'agit du plus gros échange depuis le début de l'offensive russe, fin février.

"Presque tous (les combattants russes et prorusses) qui ont été libérés sont blessés ou gravement blessés. Ils sont déjà en train de recevoir les soins médicaux nécessaires", a-t-il déclaré.

10h30

Le groupe d'énergie Uniper demande l'aide de l'Etat allemand

Le groupe d'énergie allemand Uniper, en grandes difficultés après les baisses de livraisons de gaz vers l'Europe décidées par Moscou, a annoncé mercredi avoir entamé des discussions pour bénéficier d'un plan de sauvetage gouvernemental.

"Uniper a entamé des discussions avec le gouvernement allemand sur d'éventuelles mesures de stabilisation", a indiqué l'entreprise dans un communiqué publié mercredi soir.

Plusieurs options sont sur la table, comme des "garanties" publiques sur des prêts, des "prises de participation de l'Etat" ou encore des "crédits" directs de la banque publique KWP, indique le groupe.

Uniper souffre de la récente baisse de 60% des livraisons de gaz via Nord Stream vers l'Allemagne du groupe russe Gazprom, qui argue d'un problème technique.

10h00

L'armée russe annonce son retrait de l'île aux Serpents

L'armée russe a annoncé jeudi s'être retirée de l'île aux Serpents. Elle subissait depuis des semaines des bombardements ukrainiens.

Cette petite île, située dans le nord-ouest de la mer Noire, est devenue emblématique dès le premier jour de l'offensive russe lorsqu'un membre de la petite garnison ukrainienne la défendant a intimé au navire russe réclamant sa reddition d'aller "se faire foutre". Avant finalement de se rendre.

Cette image satellite fournie par Maxar Technologies montre des bâtiments détruits, des véhicules de défense aérienne et un hélicoptère détruit sur l'île aux serpents en Mer Noire, jeudi 12 mai 2022 [AFP]
Cette image satellite fournie par Maxar Technologies montre des bâtiments détruits, des véhicules de défense aérienne et un hélicoptère détruit sur l'île aux serpents en Mer Noire, en mai 2022 [AFP]

"Le 30 juin, en signe de bonne volonté, les forces armées russes ont accompli les objectifs fixés sur l'île aux Serpents et ont retiré leur garnison sur place", a indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense. Il a assuré que ce geste devait faciliter les exportations de céréales d'Ukraine.

"Je remercie les défenseurs de la région d'Odessa qui ont fait le maximum pour libérer un territoire stratégiquement important", s'est de son côté félicité le commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valeriï Zaloujniï.

Ce retrait russe montre qu'il est "impossible" de soumettre l'Ukraine, a pour sa part déclaré Boris Johnson à Madrid, où s'achève le sommet de l'Otan. "Si vous vouliez des preuves de l'incroyable capacité des Ukrainiens à riposter pour surmonter l'adversité et repousser les Russes, regardez ce qui s'est passé aujourd'hui sur l'île aux Serpents", a-t-il ajouté.

08h15

Moscou fait partir d'un port occupé un premier navire chargé de céréales ukrainiens

Un premier navire chargé de 7000 tonnes de céréales et protégé par la marine russe a quitté le port ukrainien de Berdiansk, occupé par la Russie, ont annoncé jeudi les nouvelles autorités désignées par Moscou.

"Après plusieurs mois d'arrêt, un premier navire marchand a quitté le port commercial de Berdiansk, 7000 tonnes de céréales partent vers des pays amis", a indiqué sur Telegram le chef de l'administration pro-russe de la région, Evguéni Balitski.

Vol de récoltes de blé

"La sécurité du navire cargo est assurée par les bâtiments et vedettes de la base militaire maritime de la flotte de la mer Noire de Novorossiisk", a-t-il ajouté.

L'Ukraine accuse depuis des semaines la Russie de voler ses récoltes de blé dans les régions occupées par l'armée russe dans le sud ukrainien pour le revendre illégalement à l'international. Moscou se défend de tout vol.

08h00

Témoignage de la vie à Kherson, sous occupation russe

Les forces ukrainiennes mènent actuellement une contre-offensive pour reprendre la ville de Kherson, première ville importante à tomber aux mains de Moscou fin février.

Depuis le début de la guerre, la moitié des 300’000 habitants ont fui la ville. Sur place, l'occupation russe se traduit notamment par l’installation de nouvelles autorités, l’accès aux médias russes ou encore la mise en place de lignes de bus qui relient Kherson à la Crimée.

>> Ecouter le sujet de La Matinale :

Un soldat russe. [Keystone - AP Photo]Keystone - AP Photo
Témoignage de la vie à Kherson, sous occupation russe / La Matinale / 2 min. / le 30 juin 2022

07h30

En Ukraine, les lieux culturels ont payé un lourd tribut

Au-delà de causer de lourdes pertes humaines, la guerre en Ukraine engendre également des destructions de lieux de culture.

Depuis le début de la guerre, plus de 150 sites dont des églises et des musées ont été partiellement ou totalement détruits, selon une liste dressée par l'Unesco.

Côté russe, détruire ces lieux culturels semble faire partie des objectifs de la guerre. Côté ukrainien, les protéger est un moyen de préserver leur patrimoine et une part de leur identité.

Pour Eva Portel, doctorante à Science Po Bordeaux, interrogée jeudi dans La Matinale, s'attaquer à des monuments peut avoir des conséquences importantes sur le déroulement du conflit. "Détruire un bien culturel c'est un moyen de diffuser la terreur. Et ça peut être une ressource pour avancer certains avantages stratégiques".

>> Ecouter le sujet de La Matinale :

Emmanuel Durand et son scanner dans les rues de Kharkiv. [AFP - Dimitar DILKOFF]AFP - Dimitar DILKOFF
En Ukraine, les lieux culturels ont payé un lourd tribut en raison de la guerre / La Matinale / 1 min. / le 30 juin 2022

05h30

Vladimir Poutine fustige "l'impérialisme" de l'Otan

L'Otan, dont le sommet à Madrid s'achève jeudi, a promis de soutenir l'Ukraine aussi longtemps que nécessaire face à la "cruauté" de la Russie, un soutien dénoncé par le président russe qui a fustigé les "ambitions impérialistes" de l'Alliance.

Vladimir Poutine, photographié le 18 avril 2022. [Reuters - Mikhail Klimentyev]
Vladimir Poutine, photographié le 18 avril 2022. [Reuters - Mikhail Klimentyev]

"L'appel à l'Ukraine à poursuivre les combats et à refuser les négociations ne fait que confirmer notre hypothèse que l'Ukraine et le bien du peuple ukrainien ne sont pas l'objectif de l'Occident et de l'OTAN, mais un moyen de défendre leurs propres intérêts", a affirmé le président russe lors d'une conférence de presse à Achkhabad, la capitale turkmène.

En marge de la rencontre de l'Otan dans la capitale espagnole, Londres et Washington ont renforcé leur aide, militaire et économique à l'Ukraine.

"C'est un sommet spécial, un sommet de transformation, l'Alliance change sa stratégie dans la réponse aux politiques anti-européennes agressives de la Russie", s'est félicité le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans son adresse quotidienne, après avoir "appelé les pays de l'Otan à accélérer la livraison à l'Ukraine de systèmes de missiles de défense et d'augmenter significativement la pression sur l'Etat terroriste".

Nouveau plan d'aide

Dans une déclaration commune, les pays membres de l'Otan ont précisé s'être mis d'accord sur un nouveau plan d'aide passant par la "livraison d'équipements militaires non létaux" et par un renforcement des défenses ukrainiennes contre les cyber-attaques.

"L'épouvantable cruauté de la Russie provoque d'immenses souffrances humaines et des déplacements massifs", ont-ils écrit, estimant que Moscou portait "l'entière

04h15

Suffisamment d'éléments pour des crimes de guerre en Ukraine selon Damien Cottier

L'armée russe a commis des crimes de guerre en Ukraine, notamment à Boutcha, affirme le conseiller national Damien Cottier (PLR/NE), qui a enquêté sur place pour le Conseil de l'Europe. "Nous avons suffisamment d'éléments concordants".

"Même s'il faut être prudent et que les tribunaux devront trancher dans chaque cas [...] nous pouvons probablement parler de crimes contre l'humanité", ajoute dans un entretien diffusé jeudi par ArcInfo et Le Nouvelliste Damien Cottier, qui préside la commission des questions juridiques et des droits de l'homme du Conseil de l'Europe.

Il s'est rendu à Boutcha, Irpin et Kiev avec une petite délégation de l'institution. "Les populations civiles sont régulièrement attaquées de manière délibérée et ceci est contraire aux Conventions de Genève. Ce ne sont pas des accidents", précise le chef du groupe libéral-radical aux Chambres fédérales.

Exécutions dans les rues

A Boutcha, la délégation du Conseil de l'Europe s'est notamment entretenue avec des habitants. "Ils ont raconté des exécutions dans les rues, sans sommation, alors que les victimes se rendaient simplement au magasin ou chez un voisin", décrit Damien Cottier.

A Irpin, "c'était très différent, parce que la ville se trouvait sur la ligne de front". Le PLR neuchâtelois se dit frappé par l'ampleur des destructions. "Ça aurait pu être n'importe quelle ville de Suisse [...] Les bâtiments étaient assez modernes et cossus".

Damien Cottier précise qu'il n'est pas un enquêteur, mais un parlementaire, accomplissant "un travail d'analyse sur les conséquences juridiques du conflit". Avec les autres membres de la délégation, ils étudient les questions juridiques relatives au crime d'agression et la possibilité de créer un tribunal international spécial pour juger ce crime.

Poursuites pénales

Ils se penchent également sur les poursuites pénales à mener. La justice ukrainienne, qui se charge de juger les crimes de guerre, a besoin de soutien dans la récolte de preuves, ajoute-t-il. "Elle reçoit des centaines de plaintes tous les jours et [...] en a déjà enregistré plus de 20'000" au total.

La délégation du Conseil de l'Europe s'occupe encore des réparations, précise Damien Cottier. "Ce devrait être à l'agresseur de les payer". Une partie des "sommes importantes" d'argent russe gelées dans le monde "pourrait être affectée à la reconstruction de l'Ukraine". Un rapport doit être remis par la délégation au plus tard en avril 2024.

02h40

Le bombardement du théâtre de Marioupol est clairement un crime de guerre russe selon Amnesty

Le bombardement le 16 mars du théâtre de Marioupol, en Ukraine, dans lequel de nombreux civils s'étaient réfugiés, est "clairement un crime de guerre" russe, affirme jeudi un rapport d'Amnesty international, pour qui le nombre de victimes est toutefois largement inférieur à ce qui était craint.

"Jusqu'à présent, nous parlions d'un crime de guerre présumé. Maintenant, nous pouvons clairement dire que c'en était un, commis par les forces armées russes", a affirmé à l'AFP Oksana Pokaltchouk, la directrice d'AI en Ukraine, lors d'un entretien à Paris.

Deux explosions ont détruit une grande partie du théâtre, causées par "quelque chose de très gros: deux bombes de 500 kilos" issues d'une "frappe aérienne", a-t-elle poursuivi, la nature des dégâts invalidant selon des experts consultés par l'ONG l'hypothèse avancée par Moscou d'une explosion à l'intérieur du site provoquée les forces ukrainiennes.

Ciel sous contrôle russe

Or à ce moment, le ciel de Marioupol était "sous contrôle russe" et il n'y avait "pas d'avions ukrainiens", a expliqué Mme Pokaltchouk.

Des images satellite prises avant et après l'attaque montrent qu'il n'y avait "pas de présence militaire ukrainienne autour du théâtre", a-t-elle souligné. "Alors qu'il y avait tellement de cibles militaires, (les Russes) en ont choisi une civile", a-t-elle déploré.

Amnesty dénonce une attaque "délibérée" contre un site accueillant des centaines d'innocents, devant lequel le mot "enfant" était écrit en grandes lettres blanches, ce qui en fait "clairement un crime de guerre". Seule bonne nouvelle du rapport, le nombre de tués serait bien moins important qu'estimé, quand la municipalité de Marioupol avait fait état d'environ 300 morts.

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Le suivi de la journée de jeudi

>> Suivez en détails les événements de la journée de jeudi : La Russie clame qu'elle détient "plus de 6000" prisonniers de guerre ukrainiens

00h00

Le déroulé de la journée de vendredi

>> Le détail des événements lors de la journée de mardi : Le naufrage du Moskva a fait un mort et 27 disparus, annonce la Russie