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Pékin fustige la campagne sur le Xinjiang orchestrée de l’Occident

Le responsable de la communication du Xinjiang Xu Guixiang (ici en décembre 2020). [Carlos Garcia Rawlins - Reuters]
La Chine fustige la campagne de "dénigrement" orchestrée par l’Occident / La Matinale / 1 min. / le 29 mars 2021
Le gouvernement chinois redouble d'efforts pour se défendre contre les accusations de violations de droits humains dans la province du Xinjiang. Il a fustigé lundi une campagne de "dénigrement" orchestrée par l’Occident, Europe et Etats-Unis en tête.

Le parti communiste déroule actuellement une intense propagande pour que le discours change. Lors d'une conférence de presse à Pékin, les autorités ont assuré que le Xinjiang était une région ouverte, où elles n’avaient rien à cacher.

Entreprises invitées sur place

Elles ont d’ailleurs invité ce les entreprises étrangères comme Nike ou H&M à venir elles-mêmes sur place pour constater les conditions de vie et de travail des minorités ethniques musulmanes. Le représentant du gouvernement a mis en garde les groupes internationaux contre toute politisation de leurs activités économiques.

Les grandes enseignes textiles européennes et américaines ayant renoncé à s’approvisionner au Xinjiang sont dans la tourmente depuis la fin de la semaine dernière. Elles sont victimes d’un vaste boycott en Chine suite aux sanctions occidentales pour violation des droits humains. Adidas, Nike, Zara, H&M sont les premières victimes de cet assaut.

>> Lire: H&M et Nike dans la tourmente en Chine après avoir boycotté le coton du Xinjiang

Possible délégation de l'ONU

Parallèlement, la Chine tente de convaincre des observateurs internationaux de venir constater la situation dans la région. Le secrétaire général des Nations Unies Antonio Guterres a confirmé dimanche que l’ONU menait de "sérieuses négociations" en vue d’envoyer des représentants sur place. Une visite à laquelle la Chine se prépare depuis des mois à cette visite, et comme pour l'enquête de l’OMS à Wuhan en lien avec la pandémie, la Chine devrait exiger des conditions d’encadrement strictes.

mp/oang

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