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Des vues satellite montrent des lieux célèbres orphelins de leurs visiteurs

Le sanctuaire de Fatima Ma'sumeh à Qom, en Iran, jeudi 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]
Le sanctuaire de Fatima Ma'sumeh à Qom, en Iran, jeudi 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]
Une série d'images satellite prises avant et après le déclenchement de l'épidémie de Covid-19 témoigne de son impact considérable sur certains des sites les plus fréquentés du monde, notamment en Chine et en Iran.

Publiées par la société américaine d'imagerie spatiale Maxar, ces photos satellite montrent des villes habituellement bondées et aujourd'hui clairsemées, en raison des quarantaines et autres mesures prises par les gouvernements pour limiter l'expansion du Covid-19.

>> Lire à ce sujet: Ecoles fermées, économie perturbée, le Covid-19 bouscule le monde

L'une d'elles montre une réduction drastique du nombre de fidèles qui autour de la Kaaba, le lieu le plus sacré de l'Islam à La Mecque, un site habituellement noir de monde. Mesure inédite, les autorités saoudiennes ont suspendu temporairement la "Oumra", ou petit pèlerinage, qui peut se faire tout au long de l'année – au contraire du "Hajj", ou grand pèlerinage, qui a lieu au douzième mois du calendrier musulman.

La Kaaba de la grande mosquée de la Mecque le 14 février 2020, puis le 5 mars. [Maxar Technologies - AFP]La Kaaba de la grande mosquée de la Mecque le 14 février 2020, puis le 5 mars. [Maxar Technologies - AFP]

En Iran, une image au-dessus du sanctuaire de Fatima Masumeh à Qom montre l'un des endroits les plus sacrés du pays sans visiteur, tandis que ses célèbres dômes dorés scintillent au soleil. Les cours intérieures et les rues adjacentes sont également désertes.

Le sanctuaire de Fatima Ma'sumeh à Qom (Iran) le 25 septembre 2019, puis le 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]Le sanctuaire de Fatima Ma'sumeh à Qom (Iran) le 25 septembre 2019, puis le 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]

La place Tian'anmen de Pékin, ces dernières semaines, justifie son nom de "porte de la paix céleste". Quelques dizaines de voitures seulement y circulent, et aucun piéton n'est à l'horizon.

La place Tian'anmen à Pékin le 21 février 2019, puis le 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]La place Tian'anmen à Pékin le 21 février 2019, puis le 5 mars 2020 [Maxar Technologies - AFP]

Des photos au-dessus de Wuhan, en Chine – épicentre de l'épidémie – montrent des dizaines de trains stationnés aux abords de la gare déserte de Dongdamen, transformée en dépôt de fortune.

La gare de Dongdamen à Wuhan [Maxar Technologies - AFP]La gare de Dongdamen à Wuhan [Maxar Technologies - AFP]

Les images témoignent aussi de la rapidité avec laquelle une parcelle de Wuhan composée de forêts et de prés a été transformée en hôpital. En quelques jours, ces structures ont pu accueillir les personnes touchées par le coronavirus ayant développé des complications.

L'hôpital Huoshenshan, la première des deux structures construits en une dizaine de jours à Wuhan pour accueillir les malades du Covid-19 [Maxar Technologies - AFP]L'hôpital Huoshenshan, la première des deux structures construits en une dizaine de jours à Wuhan pour accueillir les malades du Covid-19 [Maxar Technologies - AFP] L'hôpital Leishenshan, construit lui aussi en environ 10 jours et inauguré une semaine après celui de Huoshenshan [Maxar Technologies - AFP]L'hôpital Leishenshan, construit lui aussi en environ 10 jours et inauguré une semaine après celui de Huoshenshan [Maxar Technologies - AFP]

>> Regarder aussi le reportage de Temps Présent qui revient sur les origines de l'épidémie:

afp/vic

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