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Une semaine de réduction des combats sera observée en Afghanistan

Des soldats des forces afghanes prennent part à un exercice militaire dans la province d'Herat, le 17 février 2020. [AFP - Hoshang Hashimi]
Une semaine de réduction des combats sera observée en Afghanistan / Le Journal horaire / 20 sec. / le 21 février 2020
Talibans, Américains et forces de sécurité afghanes respecteront dès samedi une période de réduction des combats qui doit durer une semaine. Plusieurs des parties l'ont annoncé vendredi, après des semaines de négociations.

"La réduction des violences démarrera le 22 février et elle durera une semaine", a annoncé Javed Faisal, le directeur du Conseil national de la sécurité d'Afghanistan.

Ce ralentissement des combats, s'il est effectif, devrait ouvrir la porte à la signature d'un accord entre Washington et les talibans sur un retrait des troupes américaines d'Afghanistan en échange de garanties sécuritaires des insurgés. "Nous espérons que cette réduction des violences mènera à un cessez-le-feu, et à une paix durable en Afghanistan", a poursuivi Javed Faisal.

Les forces américaines, qui disposent de 12 à 13'000 soldats en Afghanistan, n'ont pas souhaité réagir. Mais plusieurs sources talibanes ont confirmé l'information.

La voie vers un accord

A Doha, un haut responsable afghan avait déclaré mardi que la signature d'un accord américano-taliban pourrait intervenir le 29 février dans la capitale qatarie, si la "réduction des violences" intervenait.

L'information a été confirmée vendredi par un cadre taliban basé au Pakistan. "Le cessez-le-feu ou la réduction de violence démarrera samedi et les deux parties se sont mises d'accord pour signer l'accord le 29 février", a-t-il indiqué.

Une fois cet accord signé, des discussions inter-afghanes doivent s'ouvrir, alors que les talibans refusaient depuis 18 ans de négocier avec le gouvernement de Kaboul, qu'ils considèrent comme une "marionnette" de Washington. D'après la source talibane au Pakistan, ces pourparlers devraient démarrer "le 10 mars".

Rebelles "pleinement engagés"

Le numéro deux des insurgés, Sirajuddin Haqqani, a déclaré jeudi que les rebelles étaient "pleinement engagés à travailler avec les autres parties" dans un "respect sincère afin de convenir d'un nouveau système politique inclusif".

Sirajuddin Haqqani s'était ainsi montré rassurant quant à la volonté des insurgés d'empêcher des groupes extrémistes de trouver refuge en Afghanistan pour frapper ailleurs, une autre clause du futur accord de paix.

afp/jvia

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Washington "prudemment optimiste"

L'envoyé américain Zalmay Khalilzad, qui représente Washington depuis plus d'un an dans les pourparlers avec les talibans, s'est dit lundi "prudemment optimiste" quant aux progrès réalisés en vue d'un éventuel accord.

Les Etats-Unis, qui souhaitent mettre un terme à leur engagement en Afghanistan, la plus longue guerre de leur histoire, ont obtenu "des engagements de la part des talibans sur les questions de sécurité", avait-il observé depuis Islamabad.

La semaine dernière, Donald Trump a qualifié de "très proche" un accord entre Etats-Unis et talibans. Le président américain a toutefois annulé en septembre un telle signature, alors que celle-ci semblait imminente, après un nouvel attentat qui avait tué notamment un soldat américain.

Les discussions, qui avaient depuis repris au Qatar, semblaient buter sur l'exigence américaine d'une réduction significative de la violence de la part
des talibans.