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En Algérie, les incarcérations d'anciens dirigeants n'ont pas calmé la rue

Les manifestants demandent toujours des institutions de transition. [AFP - Ryad Kramdi]
Les manifestants demandent toujours des institutions de transition. / Le Journal horaire / 30 sec. / le 14 juin 2019
En Algérie, l'emprisonnement d'ex-dirigeants politiques piliers de la présidence d'Abdelaziz Bouteflika n'a pas calmé la contestation. Les manifestants se sont à nouveau mobilisés en masse vendredi pour réclamer le départ de "tout le système".

Une foule impressionnante a marché dans le centre d'Alger aux cris de "Voleurs, vous avez pillé le pays".

Depuis le 22 février, la police ne peut empêcher ce mouvement de contestation d'envahir les rues chaque vendredi.

Ce vendredi, le 17ème consécutif de manifestations, les rues d'Alger étaient noires de monde, à l'issue d'une semaine marquée par le placement en détention préventive de deux anciens premiers ministres et proches de Abdelaziz Bouteflika, Ahmed Ouyahia, 66 ans et Abdelmalek Sellal, 70 ans.

Pas plus que la démission d'Abdelaziz Bouteflika le 2 avril, ces incarcérations n'ont calmé les manifestants qui ont continué de réclamer massivement le départ de tous les anciens fidèles ayant accompagné le président déchu durant ses 20 ans au pouvoir. Ils visaient notamment le président par intérim Abdelkader Bensalah, le premier ministre Noureddine Bedoui et le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah.

Appel au dialogue rejeté

Après l'annulation, faute de candidat, de la présidentielle prévue le 4 juillet pour élire un successeur à Abdelaziz Bouteflika, le pouvoir intérimaire appelle à un dialogue rejeté par les manifestants qui réclament des institutions de transition. Ils refusent catégoriquement que les proches de l'ex-président encore aux commandes organisent la présidentielle.

afp/ddup

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