Publié le 29 septembre 2017

La restructuration de Postfinance inquiète des parlementaires romands

Postfinance va mettre en consultation un plan de mesures d’économie.
Postfinance va mettre en consultation un plan de mesures d’économie. [Gaëtan Bally - Keystone]
La restructuration de Postfinance, annoncée il y a une semaine, pourrait conduire à la disparition de 45 postes de travail, dont 19 sur le seul site de Bulle. Préoccupés, des élus romands s'engagent pour le maintien de l'équilibre régional.

Postfinance, le prestataire de services financiers de La Poste, mène actuellement une procédure de consultation auprès de ses collaborateurs sur son plan de restructuration, qui prévoit la fermeture de succursales, des coupes dans les services, des licenciements et des délocalisations.

Le canton de Fribourg est particulièrement touché. Dix-neuf des 45 emplois menacés se trouvent en effet sur le site de Bulle. La disparition du dernier centre de compétence romand de Postfinance inquiète des élus socialistes romands.

Une restructuration qui "peut attendre"

Ceux-ci  vont déposer des interventions au Conseil national, mais aussi dans les parlements cantonaux romands. Objectif: sensibiliser le Conseil fédéral à l'importance du maintien de l'ensemble des activités de La Poste en Suisse romande.

"On commence par une petite entité, et après on va étendre cette proposition à d'autres activités. Je crois que c'est important qu'on sensibilise le Département fédéral de la communication sur ces questions-là", affirme Valérie Piller Carrard (PS/FR).

La conseillère nationale relève d'ailleurs que Postfinance est une entreprise saine, "bénéficiaire depuis de nombreuses années". "J'estime que les plans de restructuration peuvent encore attendre un certain temps", poursuit-elle.

Maintien de l'équilibre régional

Pour le Parti libéral-radical, La Poste et sa filiale Postfinance sont des entreprises comme les autres. Elles ne doivent donc pas répondre aux mêmes exigences que les services de l'administration fédérale. Pas question, par conséquent, d'intervenir dans la gestion de l'entreprise, estime Laurent Wehrli.

Le conseiller national vaudois attend néanmoins que l'entreprise respecte d'elle-même un certain équilibre régional. "Postfinance doit avoir le souci des compétences réparties dans l'ensemble de la Suisse. Ca doit être une analyse honnête. Et alors, pourquoi pas fermer certains sites en Suisse alémanique pour maintenir certains sites en Suisse romande?".

La Suisse romande n'est pourtant pas la seule concernée. Le personnel de Postfinance sur les sites de Bellinzone, Berne et Saint-Gall est également touché par cette restructuration.

Sarah Clément/dk

Publié le 29 septembre 2017