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Avec la crise grecque, le franc suisse reste une "valeur refuge"

Le président de la BNS Thomas Jordan lors d'une conférence de presse à Berne, le 18 juin 2015. [Marcel Bieri - Keystone]
Le président de la BNS Thomas Jordan lors d'une conférence de presse à Berne, le 18 juin 2015. [Marcel Bieri - Keystone]
Le franc conserve son rôle de "valeur refuge", à cause des "incertitudes liées aux évolutions de la crise grecque", selon le président de la BNS. Le taux d'intérêt négatif devra donc se maintenir.

Le cours du franc a augmenté d'environ 12% depuis l'abolition du taux plancher le 15 janvier, a indiqué jeudi la BNS. Son président, Thomas Jordan, indique que le ralentissement économique actuel constaté en Suisse "laisse clairement présager que la fermeté du franc ne devrait pas persister".

La BNS laisse ainsi inchangée sa prévision de croissance à près de 1% pour 2015 et conserve le taux de référence Libor à trois mois dans une marge entre -1,25% et -0,25%. Ils maintiennent également le taux d'intérêt négatif appliqué aux avoirs en comptes de virement à –0,75%, dans le but de rendre les placements en francs moins attractifs.

>>L'interview de Jean-Pierre Danthine, vice-président de la BNS:

Jean-Pierre Danthine. [Alessandro Della Valle - Keystone]Alessandro Della Valle - Keystone
La BNS défend sa décision de maintenir sa politique / Forum / 6 min. / le 18 juin 2015

Période difficile annoncée

Le président de la BNS se dit conscient que la situation sur le marché des changes pèse lourdement sur les entreprises exportatrices, le tourisme et les branches fortement exposées à la concurrence des importations.

"Dans le contexte actuel, il n'existe malheureusement pas de solution idéale qui absorberait tous les chocs extérieurs. Notre économie devra inévitablement affronter une période difficile", conclut Thomas Jordan.

>> Ecouter: La BNS maintient le cap dans la crise du franc fort

Le siège de la BNS à Berne. [Keystone]Keystone
La BNS maintient le cap dans la crise du franc fort / Le 12h30 / 1 min. / le 18 juin 2015

>>Lire aussi: Les banques "too big to fail" sont un peu plus stables, selon la BNS

>> Et aussi: Le franc fort continue de peser sur l'économie helvétique

agences/fme

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