Modifié le 18 février 2013

L'indemnité de Vasella sera contestée lors de l'assemblée de Novartis

Daniel Vasella à la tribune lors de l'assemblée générale en 2011.
Daniel Vasella à la tribune lors de l'assemblée générale en 2011. [Georgios Kefalas - ]
L'indemnité de départ de Daniel Vasella est très contestée. Les associations d'actionnaires Ethos et Actares ont fait savoir dimanche qu'elles refuseront d'accorder la décharge à Novartis lors de l'assemblée générale de vendredi prochain.

Ethos et Actares refuseront d'accorder la décharge à Novartis lors de l'assemblée générale de vendredi prochain, peut-on lire dans la Sonntagszeitung. Les deux associations d'actionnaires pour une économie durable souhaitent donner un signal clair au conseil d'administration du géant pharmaceutique, suite au tollé suscité par l'indemnité de départ de Daniel Vasella. Lire: Le patron de Novartis touchera 72 millions de francs à son départ

Même si les actionnaires ne votent pas directement sur ce contrat de non-concurrence qui alloue 72 millions de francs au président démissionnaire de Novartis, "le refus de la décharge signifie que l'assemblée générale n'assume pas les décisions du Conseil d'administration et qu'elle se réserve le droit d'attaquer ce dernier en justice", a précisé dimanche le directeur d'Actares, Roby Tschopp.

Les actionnaires devraient être informés

Cette information a de plus été divulguée "par hasard ou par une indiscrétion", ce qui est scandaleux, estime Roby Tschopp.

Les actionnaires devraient être informés avant de se prononcer sur une décharge. "Nous sommes vraiment très fâchés".

Et Roby Tschopp de poursuivre: certains actionnaires se sont de surcroît peut-être déjà prononcés sur la décharge en donnant leurs instructions de vote et "qui ne peuvent plus la reprendre", alors qu'ils n'avaient pas connaissance d'un tel contrat.

Lire aussi: Les indemnités de Daniel Vasella irritent les cercles économiques

ats/jgal

Publié le 17 février 2013 - Modifié le 18 février 2013

Simonetta Sommaruga se montre stupéfaite

La conseillère fédérale Simonetta Sommaruga est stupéfaite par l'indemnité de départ de 72 millions de francs de Daniel Vasella, président démissionnaire de Novartis.

"C'est très nuisible pour la cohésion sociale dans notre pays", a déclaré la ministre de la justice dans une interview au "Sonntagsblick".

Personnellement, la socialiste est très inquiète sur cette question. Cette "mentalité de self-service" ébranle la confiance dans toute l'économie, estime-t-elle.

Interrogée sur les conséquences de l'annonce de l'indemnité de départ de Daniel Vasella sur la votation sur l'initiative populaire "contre les rémunérations abusive", Simonetta Sommaruga répond: si le peuple suisse accepte le texte le 3 mars, "tous les managers qui ont perdu toute mesure en seront responsables".

Mais si l'argent que touchera Daniel Vasella vise effectivement à l'empêcher de travailler pour la concurrence, ni l'initiative ni le contre-projet indirect élaboré par le Parlement ne pourront y remédier, a ajouté la ministre socialiste.

Le patron de VW réduit son salaire de 6 millions

Le patron du premier constructeur automobile européen, l'Allemand Volkswagen, a accepté de plafonner ses revenus au titre de 2012 à 14 millions d'euros, alors que les bons résultats de son entreprise lui auraient permis d'en toucher 20, a annoncé dimanche l'hebdomadaire Der Spiegel.

La mesure doit être entérinée lors d'une réunion du conseil de surveillance de Volkswagen vendredi prochain.

Les bonus qui étaient jusque là versés en fonction d'objectifs seraient supprimés, afin d'éviter qu'ils n'atteignent à nouveau la somme record de presque 17 millions d'euros touchée l'année dernière, et qui avait soulevé une polémique en Allemagne.

Le gouvernement allemand planche actuellement sur un projet de plafonnement de la rémunération des dirigeants de grandes entreprises allemandes, afin notamment d'éviter des écarts trop importants avec leurs salariés.